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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

03/02/2010 14:39 1472
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« On savait que c'était une grotte du paléolithique, explique Daniel Bernardin, adjoint au maire d'Amange, parce que Julien Feuvrier, archéologue du début du XIXe siècle, avait trouvé des traces de rennes dans la grotte des Gorges. » Alors l'élu, qui est aussi enseignant, a régulièrement emmené ses élèves pour illustrer « les cours d'histoire sur le paléolithique ». Il rappelle que « c'est Luc Jacottey, archéologue, qui avait déterminé que cette grotte pouvait être d'un intérêt certain. »

Outre ce site, Amange abrite aussi un site néolithique. « C'est un ancien camp fortifié, datant de - 5000 ans. » Selon les hypothèses, ce camp permettait aux hommes préhistorique de surveiller le transport du grès sur route, qui était extrait du massif de la Serre, « seul massif granitique du Jura.

La commune a déjà mis en avant son patrimoine en créant le sentier du loup garou. De là à utiliser les découvertes préhistoriques pour attirer le touriste, ce n'est pas à l'ordre du jour : « L'exploitation, c'est une autre étape », observe la maire Nathalie Maréchal-Lyet. « Et ce n'est pas forcément du ressort communal » ajoute Daniel Bernardin. L'adjoint indique en outre qu'il est en train de rédiger, sous l'impulsion de Robert Thiebaut, qui était institeur avant lui, « une monographie sur tout ce qu'on connaît de l'occupation humaine à Amange jusqu'en 1678, date des premiers registres paroissiaux. » Ces nouvelles recherches vont compléter le document « qui sera vendu au profit de la Ligue contre le cancer ».

Prochaines fouilles

Les fouilles entreprises dans la grotte des Gorges à Amange font partie d'un programme de recherche, commencé en 2008, qui consiste à étudier l'implantation humaine et la gestion des matières premières sur le massif de la Serre. Deux campagnes de fouilles de trois semaines ont donc été menées à l'été 2008 et à l'été 2009. Mais ce programme va-t-il se poursuivre ? Serge David indique que « on a posé un projet de fouille programmée auprès du service régional d'archéologie qui rend un avis, puis la commission interrégionale se prononce. Si l'avis est négatif, on rebouche. » Ce qui est la pire hypothèse au vu des premières découvertes. Leur caractère exceptionnel permet peut-être l'optimisme. « Je ne me fais pas trop de souci pour la suite qui sera donnée » affirme Daniel Bernardin.

www.leprogres.fr

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