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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

21/05/2026 15:06 386
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La restauration de la section accidentée de Jiankou, sur la Grande Muraille, a permis de mettre au jour des centaines de trésors vieux de quatre siècles. Ils racontent le quotidien des bâtisseurs et des soldats dans les montagnes, sous les Ming.

 

ppelés dans le cadre de travaux de restauration d'une portion de la Grande Muraille de Chine, des archéologues ont mis au jour une série de vestiges qui met en lumière le quotidien sous la dynastie Ming. Au niveau de la section escarpée de Jiankou, près de Pékin, les chercheurs ont examiné les tours de guet 117, 118 et 119, mais aussi des murs adjacents. Dans cette zone, ils ont récupéré plus de 300 artefacts, ont-ils révélé lors d'une conférence de presse dont le site Arkeonews se fait le relais.

Parmi les objets et autres trésors fraîchement découverts figurent un imposant canon du XVIIe siècle, des briques chauffe-lit, des briques de construction gravées, des restes alimentaires, des plantes carbonisées, des fibres végétales mélangées au mortier de chaux, des ossements d'animaux domestiques comme sauvages, et des traces de la vie de garnison, conservées à l'intérieur des tours de guet.

Un canon fort révélateur

Ce canon en fonte, daté de 1632, est sans nul doute la pièce la plus remarquable du lot. Il a été conçu durant la cinquième année du règne de Chongzhen, le dernier empereur de la dynastie Ming. Son calibre de 8,5 centimètres, sa longueur de 89,2 centimètres et son poids d'environ 112 kilogrammes font de lui le plus grand canon jamais retrouvé dans la section de Jiankou. Shang Heng, chercheur à l'Institut d'archéologie de Pékin, stipule qu'il s'agit même de la première arme à feu "de grande taille" exhumée dans cette partie de la Grande Muraille.

Les inscriptions qu'il porte, bien que partiellement érodées, restent suffisamment lisibles pour fournir des informations précieuses sur la production d'armes à feu, les systèmes d'approvisionnement militaire et les échanges de technologies d'artillerie entre la Chine et l'Occident à cette époque. Les chercheurs pensent que l'arme appartenait à la famille des canons Hongyi, ou "canon barbare rouge", adopté et adapté des Européens par les Ming à la fin de leur ère.

Simple détail en apparence, ce type d'artillerie réécrit pourtant totalement l'histoire du site en prouvant que Jiankou n'était pas une banale ligne de défense perchée dans la montagne, mais une véritable frontière fortifiée, de surcroît lourdement armée.

Des traces du passage de soldats, artisans et ouvriers

Dans une des tours de guet, les archéologues ont également retrouvé un immense kang, un lit chauffant en briques, utilisé pendant les hivers glacials par les soldats, et un ancien four à proximité. Pendant ces longues périodes d'isolement, les militaires dormaient, cuisinaient et réparaient leur matériel sur place. En témoignent entre autres les récoltes et les ossements d'animaux, dont certains portent des marques de découpe, qui y sommeillaient depuis quatre siècles.

D'autres objets fascinants ont été mis au jour, comme deux briques avec des indications sur leur fabrication (poids, mesures, disposition...) et une troisième avec cette phrase surprenante : "Ni vin, ni repos ; trois ans de dur labeur m'ont fait blanchir les cheveux."

https://www.geo.fr/

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