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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

19/03/2026 14:23 473
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Le site archéologique de Las Gobas abrite un complexe troglodyte unique creusé dans des formations rocheuses. Entre le VIIe et le XIe siècle, une société structurée occupait ces cavités nichées dans les montagnes espagnoles. Les recherches récentes démontrent que cet habitat regroupait une dizaine de grottes aux fonctions variées.

 

Les spécialistes ont identifié des espaces dédiés au logement mais aussi aux pratiques spirituelles collectives. L’analyse de 48 fragments osseux provenant de 33 individus différents permet de reconstituer le quotidien des résidents. Cette organisation spatiale rigoureuse témoigne d’une gestion communautaire efficace malgré l’étroitesse du groupe et son environnement escarpé.

L’étude génétique publiée dans Science Advances souligne un isolement prolongé de la population locale sur plusieurs générations. Les résultats indiquent que plus de 50 % des individus partagent des liens de parenté étroits. Cette consanguinité marquée montre que les échanges matrimoniaux avec l’extérieur restaient extrêmement rares entre les VIIe et XIe siècles.

Les données biologiques révèlent également une stabilité génétique impressionnante, notamment à travers l’étude du chromosome Y des hommes. Cette continuité biologique confirme que la communauté fonctionnait en vase clos durant son existence médiévale. Les habitants vivaient vraisemblablement en autarcie presque complète, loin des grands courants de circulation de l’époque.

Le bilan sanitaire de cette petite société présente des traces de maladies infectieuses graves comme la variole. Les chercheurs ont aussi détecté des pathogènes d’origine animale, appelés zoonoses, suggérant une proximité quasi permanente avec le bétail. Ces conditions de vie difficiles favorisaient la propagation de virus entre les bêtes et les humains.

Outre les épidémies, les squelettes portent les stigmates d’une violence physique directe et brutale. Plusieurs boîtes crâniennes présentent des perforations provoquées par des armes tranchantes, probablement des épées médiévales. Ces indices prouvent que des luttes intestines ou des conflits d’une grande intensité troublaient régulièrement la paix de ce village troglodyte.

Si la violence semble avoir dominé les premiers temps de l’occupation, la communauté a gagné en stabilité par la suite. Elle s’est

 alors concentrée sur des activités agricoles rurales afin de subsister jusqu’au XIe siècle. Ce site constitue aujourd’hui un témoignage scientifique rare sur les réalités médicales et sociales des populations isolées du Moyen Âge.

https://www.sciencesetcivilisations.fr/

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