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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

16/03/2026 14:34 569
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Selon le secrétaire général du CSA, Hicham Al-Leithy, le nombre total de fragments de poteries (ostraca) mis au jour sur le site d’Athribis depuis le début des travaux de la mission en 2005 s’élève désormais à près de 143 000 fragments, « un chiffre record à l’échelle mondiale pour un seul site archéologique ».

 

Découverte de 13 000 ostraca administratifs ou économiques à Athribis, dans le gouvernorat de Sohag

Une mission archéologique égypto-allemande a annoncé la découverte de 13 000 nouveaux ostraca (des fragments de poterie avec inscriptions) lors de leur saison actuelle de fouilles sur le site d’Athribis, dans le gouvernorat de Sohag, selon un communiqué de presse publié mercredi 11 mars.

La mission conjointe, fruit de la collaboration entre le Conseil suprême des Antiquités (CSA) et l’Université de Tübingen, a fait une découverte « exceptionnelle », selon le secrétaire général du CSA, Hicham Al-Leithy.

Selon le secrétaire général, le nombre total d’ostraca mis au jour sur le site d’Athribis depuis le début des travaux de la mission en 2005 s’élève désormais à près de 143 000 fragments, « un chiffre record à l’échelle mondiale pour un seul site archéologique ».

Al-Leithy a ajouté que ce volume dépasse largement le nombre d’ostraca découverts dans le village des artisans de Deir Al-Medina, sur la rive ouest de Louxor, ainsi que ceux retrouvés sur tout autre site en Egypte au cours de plus de deux siècles de fouilles archéologiques.

 

Plusieurs langues anciennes

Le chef du secteur des Antiquités égyptiennes au CSA et responsable de la mission côté égyptien, Mohamed Abdel-Badie, a précisé que la mission avait découvert plus de 42 000 ostraca depuis 2018.

Abdel-Badie a souligné qu’« Athribis constitue le site le plus riche d’Egypte en ostraca liés aux signes astrologiques et aux constellations, avec plus de 130 fragments consacrés à ce thème, la plupart rédigés en écriture démotique et hiératique ».

Christian Leitz, chef de la mission du côté allemand, a expliqué que les ostraca découverts contiennent des textes rédigés dans plusieurs langues et systèmes d’écriture couvrant une période de plus de mille ans.

« Les plus anciens documents identifiés sont des reçus fiscaux écrits en démotique datant du IIIᵉ siècle avant J.-C., tandis que les plus récents correspondent à des étiquettes de jarres rédigées en arabe, datant entre les IXᵉ et XIᵉ siècles de notre ère », a indiqué Leitz.

Et d’ajouter : « Selon les analyses préliminaires, entre 60 % et 75 % des ostraca portent des inscriptions en écriture démotique, tandis que 15 % à 30 % sont rédigés en grec. Environ 4 % à 5 % présentent des dessins figuratifs ou géométriques. Par ailleurs, près de 1,5 % sont écrits en hiératique, 0,25 % en hiéroglyphes, 0,2 % en copte et environ 0,1 % en arabe ».

Témoignage de l’histoire sociale, économique et religieuse

Le directeur du site archéologique, Marcus Müller, a indiqué que la majorité des textes inscrits sur les ostraca d’Athribis correspond à des documents administratifs ou économiques, tels que des comptes, des listes, des reçus fiscaux et des ordres de livraison, mais aussi à des exercices d’écriture réalisés par des élèves.

Certains textes sont également liés aux activités religieuses, notamment des hymnes, des prières, des textes de consécration ou encore des mentions attestant de la pureté des offrandes sacrificielles.

Depuis la saison de fouilles 2018-2019, ces documents sont étudiés par le groupe de recherche pluridisciplinaire « Ostraca d’Athribis », coordonné par la professeure Sandra Lippert à Paris.

Cette équipe réunit actuellement plus d’une douzaine de spécialistes des différentes écritures, langues et types de textes, ainsi qu’un expert en céramique. « Les chercheurs estiment que l’analyse de ces milliers d’ostraca permettra de reconstituer avec davantage de précision l’histoire sociale, économique et religieuse du site d’Athribis », selon le communiqué.

Situé dans la localité de Nagaa Al-Cheikh Hamad, à environ 7 kilomètres à l’ouest de la ville de Sohag, le site archéologique d’Athribis correspond à une ancienne cité rattachée, dans l’Antiquité, au IXe nome de Haute-Egypte, dont la capitale était Akhmim, située à une dizaine de kilomètres à l’est du Nil.

La ville était notamment un centre important du culte de la déesse Repyt, représentée sous la forme d’une lionne et considérée comme l’œil du dieu solaire. Elle formait une triade locale avec le dieu Min, seigneur d’Akhmim, et le dieu enfant Kolanthes.

Le ministre du Tourisme et des Antiquités, Sherif Fathy, a souligné que cette découverte constitue « une contribution scientifique majeure » pour mieux comprendre l’histoire sociale et économique de l’Egypte à travers les différentes époques.

 
 


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