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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

15/01/2026 15:03 180
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 Il y a plus de 4 500 ans, les habitants de Mésopotamie avaient intégré l’idée que le genre est un concept fluide. Les individus non-binaires étaient d’ailleurs grandement estimés par le pouvoir.

 

t s’il fallait se tourner vers le passé et l’Antiquité pour apprendre la tolérance ? L’exercice n’est pas évident. Pourtant, en ce qui concerne les droits et la considération des personnes queer, les peuples de Mésopotamie, par exemple, avaient une très grande longueur d’avance, note Chaya Kasif, spécialiste de l’Assyrie, dans un article publié dans The Conversation.

Il y a 4 500 ans, les personnes non-binaires tenaient des rôles éminemment importants dans la société. Grâce à leur rejet de la binarité, elles accédaient notamment à des positions de pouvoir auprès des souverains ou des divinités. Cela était notamment vrai en Mésopotamie, où ont vécu successivement plusieurs peuples comme les Sumériens, les Akkadiens, les Assyriens et les Babyloniens.

La déesse Ishtar est à l’origine de l’estime accordée à la fluidité de genre

Chaya Kasif explique que l’un des rôles que les personnes transgenres ou non-binaires pouvaient tenir en Mésopotamie était serviteur de la déesse de l’amour et de la guerre, Ishtar. Cette déesse majeure des religions de Mésopotamie, également connue sous le nom d'Inanna, avait le pouvoir de désigner les rois. Elle était aussi la gardienne de la sexualité et de la fertilité. Pour la servir, les Akkadiens désignaient des assinnu, des gardiens de la puissance d’Ishtar.

Le terme assinnu veut dire "comme une femme", "comme un homme", mais aussi "héros" et "prêtresse". Selon les croyances d’alors, la fluidité de genre de ces serviteurs leur était directement accordée par Ishtar. Les textes sacrés de l’époque leur prêtent des pouvoirs comme celui de guérir, d’avoir de l’influence politique ou, via les relations sexuelles, de faciliter la vie de leur partenaire. Contrairement à ce qui était imaginé par les premiers chercheurs sur le sujet, les assinnu n’étaient pas des travailleurs du sexe à proprement parler. Rien ne prouve non plus qu’ils étaient eunuques.

Des ša rēši proches des rois, de l’armée et des femmes

Si les eunuques ont souvent peuplé les cours royales, à travers le monde entier, ce n’était pas le cas en Mésopotamie. Les souverains s’entouraient là de ša rēši. Ceux-ci faisaient alors partie des plus proches courtisans des rois. Leur rôle, parfois de grande importance, variait. On sait qu’ils présentaient une fluidité de genre grâce à des preuves textuelles et visuelles retrouvées par les historiens.

Les ša rēši sont toujours représentés sans barbe. En Mésopotamie, avoir une barbe était un signe de masculinité. Un homme sans barbe était déjà hors norme. Cela ne les empêchait pas d’exercer une certaine forme de pouvoir au sein de la cour. Ils étaient notamment autorisés à entrer dans l’aile du palais réservée aux femmes, tout en accédant à des postes d’autorité au sein de l’armée. Ils pouvaient également détenir des terres.

https://www.geo.fr/

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