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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

15/03/2024 15:04 322
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En Grèce, une série de découvertes archéologiques sous-marines a révélé des secrets longtemps cachés par les eaux de la mer Égée. Depuis 2019, dix épaves antiques, s'étendant de la préhistoire à la période ottomane, ont été révélées. Elles enrichissent notre compréhension du patrimoine culturel méditerranéen.

 

Au large de l’île de Kasos, en Grèce, une équipe dirigée par la Fondation Nationale de la Recherche Hellénique, en étroite collaboration avec le Ministère de la Culture grec, a récemment achevé une série d’expéditions archéologiques sous-marines révélatrices. Ces recherches, menées depuis 2019, ont abouti à la découverte de dix épaves datant de la préhistoire jusqu’à la période ottomane. Ces trouvailles, qui jettent une lumière nouvelle sur les routes commerciales et les interactions culturelles en Méditerranée à travers les âges, ont été documentées et vont être publiées dans un volume collectif par la Fondation. Ce travail met en évidence non seulement l’importance historique de la région, mais aussi l’apport de la technologie moderne à l’archéologie sous-marine, offrant des perspectives inédites sur le patrimoine culturel immergé de la Grèce.

Des épaves à travers les âges

Les récentes découvertes archéologiques sous-marines près de l’île de Kasos ont révélé une série d’épaves millénaires. Comme mentionné précédemment, elles s’étendent sur une vaste période historique. Plus précisément, l’équipe a découvert des données remontant à la préhistoire (-3000), à la période classique (-460), à la période hellénistique (de -100 à 100 de notre ère), à la période romaine (de -200 à 300 de notre ère), à la période byzantine (de -800 à 900 de notre ère), et des trouvailles des périodes médiévale et ottomane.

Les cargaisons retrouvées présentent des origines géographiques aussi variées qu’Afrique, Asie Mineure, Italie et Espagne. Elles illustrent l’intensité et la complexité des réseaux d’échanges qui prévalaient. Ces interactions ne se limitaient pas seulement au commerce de biens matériels. Elles favorisaient également un riche brassage culturel entre les civilisations anciennes. Ces relations contribuèrent à façonner l’identité culturelle et historique de la Méditerranée.

Parmi les trouvailles, l’amphore espagnole Dressel 20 se distingue particulièrement. Datée entre 150 et 170 de notre ère, elle porte un sceau sur son anse. Ce dernier témoigne de systèmes commerciaux sophistiqués et de la traçabilité des marchandises dans l’Antiquité. Les gobelets et les flasques en terra sigillata, d’origine africaine, révèlent quant à eux l’importance des échanges culturels et commerciaux entre le nord de l’Afrique et l’Europe. L’ancre en pierre de la période archaïque souligne l’avancée technologique et la maîtrise maritime des peuples de l’époque.

Enfin, les restes d’une épave de l’époque moderne, probablement datant de la Seconde Guerre mondiale, ont été identifiés. Il s’agit d’un navire en bois avec des éléments métalliques, dont la taille est estimée entre 25 et 30 mètres.

Technologie et épaves : une exploration moderne du passé

L’emploi de technologies de pointe a joué un rôle crucial dans l’exploration sous-marine près de Kasos. Elles permirent une analyse et une documentation sans précédent des sites d’épaves. Le sonar à balayage latéral a été utilisé pour cartographier avec précision, et pour la première fois, les fonds marins autour de Kasos et de Karpathos. Il a sondé également la zone spécifique de Karpatholimnion. Cette technologie a la capacité de générer des images détaillées du fond marin. Elle a de fait facilité l’identification des épaves et des structures sous-marines. Ces dernières sont souvent dissimulées ou difficiles d’accès.

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