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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

08/03/2022 10:18 305
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Photo d'illustration d'une momie. © Ron Watts / Getty Images

La découverte de corps momifiés datant d’environ 8.000 ans signifie que la momification des morts était probablement plus courante dans la préhistoire qu'on ne le pensait auparavant.

La plupart des momies préservées connues à ce jour datent de quelques centaines d’années à 4.000 ans. Les cas les plus anciens de momification remonteraient à 7.000 ans. Mais ce pourrait être plus. Une nouvelle étude, dirigée par des archéologues de l’université d’Uppsala, de Linnaeus en Suède et de l’université de Lisbonne au Portugal, présente des preuves de traitement pré-inhumation, tel que la dessiccation par momification, datant de 8.000 ans. Selon un article du site scientifique phys.org, le 3 mars, cette découverte a été faite sur les sites funéraires des chasseurs-cueilleurs de la vallée du Sado, au Portugal.

Autrement dit, la momification des morts était probablement plus courante à la préhistoire que ce que l’on pensait. Il faut dire que c’est assez compliqué pour les chercheurs de le prouver, car il est difficile de détecter si un corps a été préservé par momification lorsque les tissus mous ne sont plus visibles. Ceux-ci se conservent d’ailleurs beaucoup moins bien dans les régions aux climats tempérés et plus humides, comme dans la majeure partie de l’Europe. D’autre part, il y a peu d’écrits qui relatent les pratiques funéraires sur cette période.

En savoir plus sur les pratiques mortuaires d’il y a 8.000 ans

C’est grâce à des photographies récemment découvertes de restes squelettiques de treize individus trouvés dans les années 1960 dans la vallée du Sado que les chercheurs ont pu reconstituer les positions dans les lesquelles les corps ont été enterrés. L'analyse a montré une hyperflexion des membres et une absence de désarticulation de la plupart des os. Certains corps étaient enterrés dans des positions extrêmement fléchies avec les jambes pliées au niveau des genoux et placées devant la poitrine. Pour les chercheurs, cela signifie que les corps étaient desséchés avant d’être enterrés.

La dessiccation maintient certaines articulations et permet donc une forte flexion du corps, puisque l’amplitude des mouvements augmente lorsque le volume des tissus mous est plus petit, explique l'article scientifique. Il était ensuite lié avec une corde ou des bandages pour le comprimer dans la position souhaitée. Autrement dit, le processus de momification était organisé et s’effectuait sur une longue période. Cette découverte permet d’en savoir plus sur les pratiques mortuaires des communautés mésolithiques : le maintien de l’intégrité du corps était une préoccupation centrale. Par ailleurs, le fait que les treize corps aient été trouvés au même endroit souligne l’importance des lieux de sépulture à cette époque.

https://www.geo.fr/

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