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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

29/12/2014 11:20 2355
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Des chercheurs se mobilisent pour que les connaissances acquises sur des sites exceptionnels comme celui du Massif calcaire puissent être préservées.

Dans la tragédie que vit la Syrie et au delà du déchirement de la population, le conflit qui y sévit met en péril le patrimoine archéologique du pays. Des chercheurs se mobilisent pour que les connaissances acquises sur des sites exceptionnels comme celui du Massif calcaire puissent être préservées.
Aujourd’hui, les paysages rocailleux des campagnes dites du Massif calcaire, au Nord de la Syrie, à proximité de la frontière turque, constituent l’arrière-plan d’une actualité dramatique alors que des populations aux abois doivent les fuir ou, au contraire, y trouver refuge. Ce territoire plus ou moins dévoilé au gré des reportages recèle un patrimoine scientifique précieux qui, s’il a pu, début 2011, être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, compte désormais au nombre des dommages collatéraux d’un conflit destiné à durer : sa disparition s’accélère sous les pillages et les bombardements. Relativement peu connues au regard d’autres sites syriens, tels la ville d’Alep ou le Krak des chevaliers, les campagnes du Massif calcaire présentent la particularité de constituer un ensemble géographique et historique cohérent où l’on peut encore voir, dans un état de conservation souvent remarquable, des villages et des paysages qui ont été façonnés entre les IIe et VIe siècles de notre ère. Sous la pression démographique de ces trente dernières années, beaucoup des sites indexés par les voyageurs et les scientifiques qui ont parcouru la région depuis la fin du XIXe siècle tendaient à disparaître, mais une cinquantaine d’entre eux, exceptionnellement préservés, ont continué à faire l’objet de recherches menées, depuis les années 1980, par des missions. Ces villages, parfois entiers et encore environnés des vestiges fossiles des activités agricoles et pastorales qui ont fait leur prospérité à la fin de l’Antiquité, offrent des conditions d’étude remarquables. Ils constituent des archives archéologiques susceptibles d’éclairer de multiples aspects de la vie de toute une communauté rurale depuis la fin de l’époque hellénistique jusqu’au VIIe siècle de notre ère. Une de ces agglomérations, Sergilla, située au sud du djebel Zawiyé, le plateau le plus méridional du Massif calcaire, a récemment fait l’objet d’une monographie2.
L’étude du bâti – en majorité de simples maisons paysannes, mais aussi des installations artisanales, des tombeaux, un ensemble ecclésial, une auberge et des bains – y occupe une place centrale. Comprendre les vestiges encore apparents, en proposer une restitution et expliciter leur organisation et leurs modes de mise en œuvre ont permis de retracer l’évolution du village avant son abandon progressif à partir du VIIe siècle. En 2010, alors que l’étude de Sergilla s’achevait, le site était devenu une réserve archéologique, elle-même incluse dans un parc plus vaste destiné à être protégé sans pour autant être figé : un habitat, modeste et dispersé, commençait en effet à se développer à l’écart du site antique et la perspective d’un développement culturel autour de ce patrimoine semblait une promesse de prospérité renouvelée pour les habitants de la région.

L’histoire en a décidé autrement. Depuis 2013, les sites du Massif calcaire inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ont été reportés sur la liste du patrimoine en péril afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur leur situation. Les chercheurs ne peuvent plus directement contribuer à la préservation physique des vestiges antiques du Massif calcaire, mais peuvent encore veiller à la préservation des connaissances acquises et à leur diffusion de la façon la plus large possible.
À cette fin, en collaboration avec l’université de Damas, deux équipes du de chercheurs pilotent actuellement l’élaboration d’une carte archéologique qui donnera, à terme, les moyens d’identifier les vestiges endommagés ou, peut-être, déjà disparus.

http://www.elmoudjahid.com/

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