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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

06/02/2022 10:03 644
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Pour les Vietnamiens, le Têt traditionnel a une signification sacrée. Durant cette fête, les familles se réunissent et suivent différents rites et usages que nous voudrions vous présenter ici.

 Culte des Génies du foyer

 Chaque année, au 23e jour du 12e mois lunaire, pour rendre hommage aux Táo Quân (Génies du foyer), chaque famille vietnamienne prépare un festin. Cette fête, prélude aux célébrations de la Nouvelle Année, se vit en famille ou à la rigueur avec des amis intimes. Une tradition originale transmise de génération en génération.

À l’approche de ce jour qui marque traditionnellement le début des festivités du Têt Nguyên Ðán (Nouvel An lunaire), les marchés et les rues sont remplis de monde et de marchandises, notamment la rue Hàng Ma, au cœur de Hanoï, spécialisée dans la vente d’objets votifs. On vient ici pour en acheter, mais aussi pour s’immerger dans l’ambiance du Têt

 

Relâcher les poissons après le culte des Génies du foyer. Photo : VNA/CVN

"Si vous faites un tour dans les rues de Hanoï, vous trouverez sans difficulté des carpes rouges", partage Mme Minh Duc, une Hanoïenne. Et d’ajouter : "Ma famille prépare un repas copieux avec plusieurs plats comme le poulet bouilli avec une rose rouge dans son bec, la soupe de boulettes de viande, le riz gluant cuit avec de la pulpe de momordique, le +bánh chung+ (gâteau carré de riz gluant, farci de viande et de haricots), etc. On offre ces mets aux Génies du foyer avant leur départ pour présenter leurs hommages à l’Empereur de jade".

Selon la légende, les carpes rouges leur servent de montures. Traditionnellement, ce sont les femmes qui les achètent pour le culte du 23e jour du 12e mois lunaire. Elles peuvent opter pour des poissons vivants ou ceux en papiers votifs. Après le culte qui se tient généralement avant midi, les vêtements et papiers votifs sont brûlés et les poissons relâchés dans un étang ou un cours d’eau. Malgré de profonds changements qui affectent le mode de vie des gens, personne ne ferait l’impasse sur le culte des Táo Quân, toujours vu comme une coutume populaire ancrée dans la tête de tous les Vietnamiens.

Ériger la cây nêu devant la maison

 

Le cây nêu est comme un moyen reliant la Terre au Ciel. Photo : ST/CVN

Le 23e jour du dernier mois lunaire, dans la campagne, on érige devant les maisons une cây nêu (perche rituelle du Têt). Celle-ci, symbolisant un moyen reliant la Terre au Ciel, délimite les frontières entre le monde des êtres vivants et celui des démons. C’est un gage de bonheur, de santé et de vie paisible à toute la famille lors de la nouvelle année lunaire. On peut y suspendre des calligraphies et, surtout en zone rurale, une petite corbeille de bétels et de noix d’arec accrochée à un petit cerceau. Ce mât rituel annonce aussi l’arrivée du printemps. Il sera retiré le 7e jour du 1er mois lunaire.

Visite des tombes des aïeux

 

Nettoyer les tombes des ancêtres et y brûler des bâtonnets d’encens.  Photo : ST/CVN

Avant le passage à la Nouvelle Année lunaire, les Vietnamiens visitent et nettoient toujours les tombes de leurs ancêtres et y brûlent des bâtonnets d’encens. Par le passé, les tombeaux étaient dispersés dans les rizières ou sur les basses collines, ce qui nécessitait de les désherber souvent. De nos jours, la plupart des tombes sont dans des cimetières officiels, pavées de brique ou de béton. Il n’y a donc plus vraiment besoin de faire d’efforts pour leur entretien.

Aller au marché du Têt

 

Aller au marché du Têt. Photo : VNA/CVN

À l’approche du Nouvel An lunaire, les femmes (encore elles) vont au marché pour acheter fleurs, fruits et aliments au service de la fête du Têt. "C’est très animé ! On peut y trouver tout ce dont on a besoin pour le Nouvel An. Les enfants s’enthousiasment tellement de voir autant de couleurs et de marchandises. Même si maintenant tout est disponible dans les supermarchés, je garde toujours l’habitude de me rendre au marché du Têt pour que mes enfants puissent mieux comprendre les us et coutumes du pays", exprime Minh Duc, une fonctionnaire à Hanoï.

À cette occasion, les Vietnamiens vont aussi au marché aux fleurs pour choisir leurs plantes d’agrément préférées dans cette atmosphère particulière. Les choix sont multiples : des kumquats et pêchers aux fleurs ornementales comme camélias, glaïeuls, lys, marguerites, orchi-dées, roses, violettes, en passant par des bonsaïs. Symbolisant la chance, ces fleurs sont censées chasser tous les malheurs de l’année passée et annoncer une nouvelle heureuse, prospère et épanouissante pour toute la famille.

Fabrication de bánh chung

 

Fabriquer des "bánh chung". Photo : VNA/CVN

Lors du Nouvel An lunaire, un mets immanquablement présent dans tous les foyers est le bánh chung, enrobé de feuilles de dong (phrynium). "Quelques jours avant le Têt, toute ma famille se réunit pour confectionner ce gâteau dont la cuisson dure toute la nuit. On garde en mémoire ces beaux moments de veillée familiale ou entre amis", partage M. Tiên, un employé de bureau à Hanoï.

Plateau aux cinq sortes de fruits

 

Le mâm ngu qua pour le Têt. Photo : CTV/CVN

 Une autre chose importante à laquelle les Vietnamiens accordent beaucoup d’attention est la composition d’un mâm ngu qua (plateau aux cinq sortes de fruits). Celui-ci, déposé sur l’autel en offrande aux ancêtres, est censé apporter bonheur et succès au cours de la Nouvelle Année. 

La manière de choisir et de disposer ces fruits varie, là aussi, selon les régions. Dans le Nord, ils se composent généralement de bananes, d’un pamplemousse ou d’un cédratier main-de-bouddha, et de trois autres types parmi les oranges, kumquats, mandarines, kakis… Dans le Sud, on préfère le corossol, la noix de coco, la papaye ou encore la mangue, en plus de la pastèque, de la pomme, de la pêche…

Culte au jour du Réveillon

 

Offrandes pour le culte lors du Réveillon. Photo : CTV/CVN

Le festin de fin d’année (tât niên) est également un rituel important parmi toutes les traditions du Têt. Il se tient souvent l’après-midi du dernier jour du 12e mois lunaire, où tous les membres de la famille se réunissent et mangent ensemble un repas copieux. Ensuite, dans la nuit du Réveillon, un autre plateau de plats, non moins plantureux, est déposé au culte en plein air, afin de prier pour une Nouvelle Année placée sous les meilleurs auspices, mais aussi d’exprimer les vœux de santé et de prospérité pour la famille.

Célébrer ensemble le Réveillon

 

Le "giao thua", un moment inoubliable pour chaque famille vietnamienne. Photo : ST/CVN

Le giao thua (Réveillon du jour de l’An) est le moment le plus sacré de l’année pour les Vietnamiens car c’est le passage de l’ancienne à la nouvelle année. Toute la famille le célèbre ensemble avec des sourires, des visages radieux, des poignées de mains échangées, et notamment des vœux de bonheur pour le Nouvel An lunaire. Ce sont des moments inoubliables.

Cueillir des bourgeons et aller à la pagode

 

Après le Réveillon, on a l’habitude d’aller cueillir des bourgeons du Jour de l’An pour s’attirer la chance. Le matin du 1er jour du 1er mois lunaire, les gens accourent en foule à la pagode afin de prier pour le bonheur, la paix et la chance, espérant bénéficier de plus de succès que l’an passé. Dans leur conscience, tout ce qui commence bien lors du premier jour avancera pendant toute l’année. Et s’ils rencontrent la chance ou la joie aux premiers jours, cela répétera ainsi toute l’année, tout le monde y croit.

Offrir des étrennes aux enfants

 

Les étrennes sont censées apporter de la chance. Photo : CTV/CVN

À l’occasion du Nouvel An lunaire, les adultes donnent souvent à leurs enfants une belle enveloppe rouge contenant une petite somme d’argent. Appelées lì xì, ces étrennes sont un symbole de chance, de bonheur et de fortune.

Demander des calligraphies

 

La demande d’une lettre calligraphique au début de l’année lunaire est une bonne coutume des Vietnamiens. Photo : Thu Huong/CVN

Se procurer de jolis idéogrammes auprès des calligraphes est une coutume ancienne des Vietnamiens à l’occasion du Nouvel An lunaire. Ils préfèrent aller voir les lettrés, assis sur des nattes dans un coin de rue, en train de tracer sur du papier écarlate de beaux idéogrammes en hán (écriture chinoise) ou en nôm (écriture démotique sino-vietnamienne). Ces calligraphes trempent leurs gros pinceaux dans une écritoire d’encre de Chine pour tracer par exemple les caractères Phúc (Bonheur), Lôc (Prospérité), Tho (Longévité)…, sur de grands carrés de papier rouge, ou des vœux de prospérité sur de longs rectangles de papier parallèle.

Demander une calligraphie aux premiers jours du Nouvel An lunaire témoigne du respect des Vietnamiens pour l’instruction et la connaissance.

Thu Huong/CVN

https://lecourrier.vn/

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