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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

22/08/2008 10:47 1267
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Durant son existence, sous l’influence des changements de cours du Fleuve Rouge, de nombreux vestiges antiques ont été découverts à la rive du Fleuve Rouge dans le secteur de la commune de Kim Lan (Gia Lam, Hanoi).


L’exploration et les fouilles ont apporté des connaissances très utiles et intéressantes sur l’histoire de cette terre, et en même temps une collection d’échantillons en grande quantité qui comporte surtout des céramiques et des faiences datant du Xe au XVIIIe siècle, principalement des céramiques des Tran dont beaucoup d’échantillons entiers avec des décorations raffinées, en particulier des échantillons portant des caractéristiques de la production sur place d’un village de céramiques antique.


Les céramiques et faiences forment une collection très riches de formes et de types comme: bols, assiettes, vases, crachoirs… surtout dans les courants d’émail caractéristiques des Tran comme: émail de jade, émail brun, émail blanc, émail blanc à fleurs brunes, émail à intérieur blanc extérieur brun, émail blanc à dessins bleus, émail blanc et brun à dessins bleus… Sur chaque type et courant d’émail, on trouve des décorations extrêmement riches avec des variations très vivantes. Ces échantillons ont une grande valeur pour la recherche, apportant de nouvelles connaissances sur le développement des céramiques vietnamiennes, car la collection comporte, à côté des céramiques domestiques, des céramiques de qualité supérieure se manifestant à travers le matériau, les décorations et surtout par le caractère Quan en relief dans le bol. En outre, dans la collection il y a une petite quantité de céramiques à émail blanc dessiné bleu du XVIe siècle.

A côté des céramiques vietnamiennes sont des céramiques de Kwangtung et de Ngoai Long Tuyen (Chine), ayant même date ou une date quelque peu antérieure, reflétant les échanges commerciaux de cette terre qui sont une caractéristique commune des sites de résidence du temps des Tran.

Les terres cuites comportent des types qui sont principalement des marmites et des convercles d’assez grande dimension. Ces échantillons se concentrent dans les dates des IX-Xe siècles et des XIII-XIVe siècles. Les récipients de faience comportent des écuelles à manche et sans manche (cylindrique, en forme de cage de volailles, de tube…), des bassins, des jarres…

Une partie d’autres échantillons, à côté des céramiques formant la physionomie du village antique Kim Lan, est le groupe des matériaux de construction, avec des tuiles (tuiles plates exprimant le caractère populaire de l’architecture, contrairement aux architectures religieuses et de la Cour), briques (de dallage et de bordure des fondations), des tuiles en tubes qui sont des matériaux de construction du temps des Tran.


Dans cette collection, nous faisons particulièrement attention aux céramiques du temps des Tran. Jusqu’ici, dans la recherche et l’exploration des sites et des vestiges dans le quartier du Palais Royal de Thang Long, il y a eu beaucoup d’opinions approuvant l’idée d’existence d’un courant de céramiques supérieures exclusivement au sercice de la famille royale. Pourtant, les opinions sont encore divergentes car la découverte des sites et des vestiges n’est pas assez convaincante; la plupart pense que ce sont les produits des fours de céramiques du quartier occidental de la citadelle Thang Long. La découverte des céramiques supérieures à Kim Lan ainsi que des vestiges reflétant la production sur place comme: vases d’enveloppe, pièces de calage, rebuts de production, morceaux d’émail, terre de céramique… a permis d’émettre l’hypothèse que Kim Lan est un des centres de production des céramiques supérieures au service de la Cour. Cette réalité archéologique est une preuve vivante des écritures des annales. Depuis longtemps, les récits rapportés dans le livre Du Dia Chi de Nguyen Trai nous ont parlé du village antique de céramique Bat Trang comme d’un centre célèbre de production de céramiques, dont les produits sont choisis pour être offerts comme tribut à la Cour des Minh (Chine). Nous savons qu’actuellement Bat Tràng est séparé de Kim Lan seulement par la rivière Bac Hung Hai, de sorte que dans l’histoire, il est très probable qu’ils se trouvent dans une même région de villages artisanaux, voire une même unité administrative. Est-ce un hasard quand au XVe siècle, ces produits de céramiques sont choisis pour être un tribut à la Cour des Minh, s’ils n’étaient pas les produits d’un village artisanal de tradition depuis les XIII-XIVe siècle, voire même des IX-Xe siècle?

Nguyen Van Doan

 

(Source: Le Musée national d'Histoire du Vietnam)

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Après la mort du roi Lê Thai Tô (1433), la Cour a décidé de l’enterrer à Lam Son. A partir de ce moment, Lam Son est devenu le lieu d’enterrement des rois et reines des premiers Lê. Ainsi, comme les Ly ont le village Dinh Bang/forêt de Bang (Bac Ninh), les Trân ont la région Tam Duong (Thai Binh), puis Dông Triêu (Quang ninh), Lam Son est devenu “un territoire interdit, réservé aux tombeaux royaux” des Lê.