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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

13/07/2026 16:06 348
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Une équipe internationale de chercheurs, menée par Enrique Jiménez, vient de redécouvrir un hymne babylonien perdu depuis mille ans. Cet hymne, composé d’environ 250 vers, célèbre la majesté de Babylone, ses bâtiments et le rôle vital du fleuve Euphrate. La redécouverte a été rendue possible grâce à une plateforme numérique innovante qui utilise l’intelligence artificielle pour assembler les fragments de tablettes cunéiformes.

 

L’hymne provient de la bibliothèque de Sippar, un centre majeur de conservation du savoir antique en Mésopotamie. La légende locale prétend que Noé aurait caché ces textes précieux avant le déluge. Babylone, fondée il y a plus de 4000 ans fut longtemps la plus grande métropole du monde ancien, un véritable carrefour culturel et intellectuel.

Babylone renaît à travers ses textes anciens

Jusqu’à présent, assembler les morceaux éparpillés de ces tablettes était un travail titanesque prenant des décennies. Mais grâce à la plateforme numérique les fragments dispersés peuvent être scannés comparés et reconstitués automatiquement. L’intelligence artificielle identifie les morceaux appartenant au même manuscrit, accélérant considérablement le travail des assyriologues. C’est ainsi qu’ils ont pu rassembler 30 manuscrits différents liés à cet hymne.

Ce qui rend cette découverte particulièrement fascinante, c’est la richesse des détails sur la vie à Babylone. L’hymne ne se contente pas de décrire la ville; il nous plonge dans l’atmosphère de la cité à travers la nature qui l’entoure et les relations sociales. On y apprend que les femmes babyloniennes jouaient un rôle important en tant que prêtresses, avec des responsabilités spécifiques. Le texte décrit un peuple urbain tolérant et respectueux des étrangers.

L’intelligence artificielle dévoile une société vivante

L’hymne révèle une facette inattendue de la culture babylonienne, enrichissant notre compréhension de cette civilisation majeure. Il souligne l’importance de la technologie moderne pour préserver et comprendre notre héritage culturel. Un extrait du texte évoque le fleuve Euphrate: « L’Euphrate est son fleuve, fondé par le sage seigneur Nudimmud. Il désaltère le feu, sature le roseau, déverse ses eaux dans la lagune et la mer… ».

Cette découverte incroyable nous rappelle que Babylone continue de nous parler, grâce à des voix retrouvées au travers des fragments d’argile et des algorithmes d’aujourd’hui. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour reconstituer les textes anciens ouvre la voie à d’autres découvertes similaires qui pourront dévoiler d’autres secrets anciens .

https://www.sciencesetcivilisations.fr/

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