La cathédrale accueille quelque 35 000 visiteurs chaque jour, mais des travaux sont encore nécessaires pour achever sa restauration, principalement à l'extérieur.
Le chevet de Notre-Dame de Paris, en travaux jusqu'en 2028. Photo prise en décembre 2025. (ANNE CHEPEAU / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Dimanche 7 décembre, cela fera un an que Notre-Dame a rouvert. Une année au cours de laquelle plus de 11 millions de visiteurs ont franchi les portes de la cathédrale. Mais le chantier n'est pas terminé, il se poursuit sur les extérieurs. Et pour achever totalement la restauration de l'édifice, de nouveaux appels aux dons sont lancés.
Une soixantaine d'ouvriers, de compagnons travaillent actuellement sur Notre-Dame. Il suffit de longer la cathédrale pour les apercevoir sur les échafaudages installés à l'arrière de l'édifice. Ils restaurent le chevet, un chantier prévu avant l'incendie. De gros travaux qui vont durer jusqu'en 2028. "Dans les semaines qui viennent, nous allons attaquer le morceau de bravoure de cette restauration du chevet, c'est-à-dire la restauration et reconstruction des grands arcs-boutants, décrit Philippe Jost, président de l'établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame. Ils ont un rôle structurel majeur puisqu'ils assurent la solidité et la stabilité des voûtes du chœur."
Parmi les autres travaux, il y a ceux de la sacristie, qui doivent être engagés rapidement. "Elle a, d'une part, sa couverture, qui est très abîmée, il y a des rustines sur le toit pour éviter qu'il y ait des fuites, poursuit Philippe Jost, et d'autre part, les décors sculptés sont extrêmement abîmés, donc on va restituer les parties manquantes. C'est un travail qui a besoin d'être fait parce qu'aujourd'hui elle a un visage, il faut le reconnaître, pas très glorieux."
La sacristie de Notre-Dame de Paris, visible sur la gauche, a elle aussi besoin de travaux, sa toiture est en très mauvais état. Image prise en décembre 2025. (ANNE CHEPEAU / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
À cela il faut ajouter la restauration des trois grandes roses de la cathédrale, seuls vitraux du XIIIe siècle toujours en place. 140 millions d'euros restant de la collecte lancée après l'incendie financent le chantier du chevet, mais il faut trouver l'argent pour les autres travaux. "Pour aller jusqu'au bout de tout ce dont a besoin la cathédrale, c'est quand même un ordre de grandeur proche de 150 millions d'euros qu'il faut réunir, précise Philippe Jost. C'est pour ça qu'il nous faut continuer de faire appel à la générosité de tous."
Inviter les visiteurs à contribuer
L'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris n'est pas le seul à lancer une collecte, la Fondation Notre-Dame espère lever six millions d'euros de dons : trois millions pour les travaux extérieurs et trois millions pour les aménagements intérieurs. Elle va solliciter les donateurs de 2019, mais elle souhaite aller au-delà. "Nous sommes en train de réfléchir, avec les équipes de la cathédrale, au fait de proposer aux personnes qui viennent visiter le monument de participer à cette collecte", avance sa déléguée générale, Sylvie Bretones.
Si les financements sont au rendez-vous, Notre-Dame devrait être entièrement restaurée en 2032. Il est possible de faire des dons pour la restauration sur rebatirnotredamedeparis.fr(Nouvelle fenêtre) et sur revivre-notre-dame.f