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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

04/08/2023 14:06 434
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La reconstitution d'un collier porté par un enfant il y a 9 000 ans, actuellement exposé à Petra. © Photo : A. Burkhardt, Dessins: H. Alarashi, Ba`ja N.P.

En 2018, les archéologues avaient mis au jour une tombe située en Jordanie actuelle dans laquelle gisait le squelette d'une fillette de 8 ans. Les 2 500 perles retrouvées à proximité du corps viennent éclairer les rites funéraires accordés aux plus éminents membres de cette société.

Recroquevillée en position fœtale, la fillette de 8 ans portait un splendide collier orné de 2 500 pierres colorées. Un double pendentif soigneusement réalisé et magnifié par une bague en nacre venait épouser la forme de son cou. Il faut se représenter, il y a près de 9 000 ans, dans le Moyen-Orient, la méticulosité et l'exigence conférées à l'inhumation de l'enfant.

Ce collier "extraordinaire", actuellement exposé au musée de Petra, au sud de la Jordanie, qui avait intrigué les archéologues à l'origine de sa découverte, a récemment été analysé par des chercheurs. Voici les principaux enseignements de cette étude publiée mercredi 2 août dans la revue PLOS One.

Un collier majestueux dans une mine de trésor

En 2018, des archéologues ont mis la main sur une tombe installée à Ba'ja, un ancien village néolithique situé dans l'actuel Jordanie. Devenu l'un des principaux sites archéologiques de la monarchie, Ba'ja se situe au nord de la cité nabatéenne de Pétra, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985 et visitée, chaque année, par des millions de visiteurs.

À Ba'ja, les chercheurs ne cessent de reconstituer les pièces d'un puzzle, métaphore d'une société dont ils essaient de retracer le fonctionnement. Le cercueil renfermant l'enfant, vivant entre - 7 400 av J.-C. à - 6 800 av J.-C., leur offre une occasion rêvée de mettre en exergue les rites funéraires réservés aux membres les plus importants de la société. Si les différentes composants du bijou proviennent majoritairement de Ba'ja, d'autres éléments témoignent de ses origines éclectiques.

Signe de "richesse" et de "prospérité"

"Des parties importantes des perles sont fabriquées à partir de coquillages, de pierres exotiques, dont l'ambre fossile", ont révélé les chercheurs. Cette résine transformée en pierre précieuse a fait l'objet d'intenses échanges commerciaux au cours des derniers millénaires. L'un de ses principaux gisements se situe dans la mer Baltique, au nord de l'Europe. Sa présence sur le collier de la jeune fille n'est pas le fruit du hasard.

"L'abondance des perles composant le collier (...) illustre la richesse et la prospérité" de la personne enterrée, ont affirmé les auteurs de l'étude. Jusqu'à présent, les archéologues n'avaient jamais observé un tel alliage ornemental. Citant "le volume important, l'organisation complexe, la symétrie, l'harmonie, le jeu des lumières et les couleurs", les chercheurs ont comparé ce bijou aux joailleries des sociétés mésopotamiennes et égyptiennes, pourtant plus récentes à l'échelle de l'humanité.

https://www.geo.fr/

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