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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

06/05/2022 10:41 211
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Des amphores datant du IIe siècle ont été pillées en avril 2022 dans une épave au large de Cannes. © SanerG / Getty Images

Au large de Cannes, des archéologues ont lancé une opération de sauvetage pour protéger les amphores gréco-italiques d’une épave antique qui ont été pillées.

Au large de Cannes, une épave antique datant du IIe siècle avant JC et abritant des amphores gréco-italiques a été pillée en avril 2022. Pour protéger ce patrimoine en péril, des chercheurs ont lancé une "opération de sauvetage d’urgence", pour remonter les amphores et les stocker au service d’archéologie de Nice, rapporte Libération.

Découverte en 2017, l’épave du Fort Royal 1 repose au nord de l’île Sainte-Marguerite, à près de vingt mètres de profondeur. Selon les scientifiques, ce navire de commerce transportait des amphores gréco-italiques contenant du vin avant de couler au IIe siècle avant JC. "On sait qu’il y avait des grands ports de commerce. C’est une source de documentation particulière pour cette époque. On est sur une épave exceptionnelle par sa rareté", explique à Libération Arnaud Schaumasse, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).

Les outils des pilleurs encore sur le site

Mais lors d’une plongée en avril 2022, une équipe d’archéologues découvrent que des amphores ont disparu et que d’autres s’apprêtent à l’être, puisque des pilleurs ont laissé leurs outils sur le site. "Il y a des pilleurs du dimanche qui ont envie d’avoir une amphore dans leur salon sur un socle. Et il y a malheureusement des filières, de plus en plus structurées, qui ont un usage commercial. Des gens vont éditer des faux certificats et on les retrouve sur des sites de ventes entre particuliers. Un pillard, ce n’est pas un esthète, pas un amoureux de l’art. Ce ne sont pas de jolies histoires de plongeurs qui remontent des objets. Ce sont des personnes qui s’emparent d’une partie de notre patrimoine collectif et, en général, dégradent de manière irrémédiable un terrain d’étude", a déclaré Arnaud Schaumasse dans Libération.

Opération de sauvetage d‘urgence

Pour protéger ce patrimoine, toutes les amphores ont donc été remontées à la surface, puis stockées au service d’archéologie de Nice. Elles seront ensuite dessalées puis entreposées, conservées et étudiées. Selon Libération, le reste du navire étant encore sous l’eau et afin d’éviter de surveiller la zone en continu et de protéger l’épave des pillards, le site est désormais recouvert de plusieurs dizaines de tonnes de sable.

https://www.geo.fr/

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