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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

12/05/2021 16:55 424
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L’archéologie a fait d’importantes découvertes sur le système de vestiges préhistoriques, depuis lors, une culture archéologique baptisée la culture de Can Gio qui reflète une étape d’apogée de la vie des habitants primitifs, a la même tradition de céramique et et d’enterrement pour les groupes d’anciennes populations d’ici.

un écosystème typique de la mangrove tropicale à Can Gio.

Can Gio est un district en banlieu de Ho Chi Minh-ville, à environ 60km au Sud-est du centre-ville. Ici, l’archéologie a fait d’importantes chéologiques sur le système des vestiges préhistoriques, depuis lors, une culture archéologique baptisée la culture de Cam Gio, reflète une étape d’apogée de la même tradition sur la céramique et la mode d’enterrement pour tous les groupes d’anciennes habitations d’ici.

La particularité marquante de la topographie de Can Gio constitue que cette région est séparée du continent par de grands fleuves, dont le fleuve Long Tau est le principal axe de circulation de l’embouchure de Can Gio versant du bassin de la rivière Dong Nai. Un écosystème de mangroves typique a existé dans cette région de marécages côtiers. Afin de s’adapter à l’environnement, des plantes se développant dans la mangrove doivent donc avoir un système racinaire qui s’ancre dans le boue, des feuilles épaisses et dures. Le sol des zones peu profondes des forêts de mangrove est généralement inondé à marée haute, les arbres de la forêt de mangrove de Can Gio ont des racines aériennes qui absorbent l'oxygène de l’air. Chacune des mangroves a ses propres caractéristiques particulières, ajoutées aux fruits et aux plantes pour aider à augmenter la survie des descendants. Avec cette mangrove de Can Gio, le plant pousse à travers le fruit pour former un plant prêt à l'emploi. Une fois mature, il tombera dans l'eau pour former une nouvelle mangrove. Le semis peut survivre plus d'un an avant d'arriver dans un environnement approprié. Parmi les forêts de mangroves au Vietnam, la forêt de mangroves à Can Gio possède une faune et une flore très diversifiées, reconnue par MAB/UNESCO comme une première réserve de la biophère du Vietnam dans le réseau des réserves de biosphère à travers du monde.

La culture archéologique de Can Gio

L’archéologie d’ici a fait d’importantes découvertes sur le système de vestiges préhistoriques, depuis lors, une culture archéologique baptisée la Culture de Can Gio qui reflète une période d’apogée de la vie des habitants primitifs, a la même tradition sur la céramique et et la mode d’enterrement pour les groupes d’anciennes populations.

Voici les caractéristiques de base de l'ancienne communauté du peuple de Can Gio:

Un environnement naturel typique, le peuple résidait sur des monticules dans la zone de mangrove, sous l’efffet de la marée; une tradition de céramique se caractérise par la technique de fabrication, des types et motifs décoratifs; une mode d’enterrement unique dont le corp était enterré dans un cercueil en forme de jarre, avec des objets d’accompagnement provenant de nombreuses régions. L’ancien peuple de Can Gio (datant de 2500 à 2000 ans avant notre ère) avait des relations très larges avec la région du basin de la rivière de Dong Nai- Vam Co, et des régions maritimes de l’Asie du Sud-Est et l’Inde.

La communauté du peuple de Can Gio avait une vie très particulière: Développer l’économie commerciale maritime associée aux activités d’exploitation naturelle et artisanale. Des preuves archéologiques trouvées ont montré qu’il y a deux mille ans, Can Gio était est un ancien port commercial’, où recevait et transformait de nombreux éléments culturels et techniques de l’extérieur, ainsi qu’il était aussi un site d’accumulation et de diffusion des facteurs culturelles autochtones.

La position géographique de Can Gio est assez particulière. Située à l’estuaire, du vaste bassin du fleuve Dong Nai, et c’est la «station de transit» entre les deux bassins de la rivière Vam Co et du fleuve Dong Nai. Entrant dans l’époque de la métallurgie, le bassin du fleuve Dong Nai était une zone de production agricole très active. Tandis que les conditions naturelles de Can Gio n’étaient pas convenables à la production agricole, car il s’agit d’une zone de mangroves toute l’année, alors, la nourriture et l’eau douce de l’arrière de Dong Nai joue un rôle très important dans l’aide de l’ancien peuple de Can Gio à construire "un ancien port commercial" qui se développait depuis plus de cing cents ans.

L’échange commercial entre Can Gio et la zone du bassin du fleuve Dong Nai n’était pas à sens unique. C’est différent avec la plupart des vestiges dans la région de Dong Nai, où produisait des objets en céramique et en métal, Can Gio était le centre de production artisanale de bijoux en or, en pierre précieux, en verre et en coquille des mollusques. Et leurs produits étaient régulièrement échangés avec la région du bassin du fleuve Dong Nai, surtout certains articles précieux tels que des boucles d’oreilles en forme d’animal bicéphal et des boucles d’oreille à trois noeufs, des colliers en perles et en verre, des vases en porcelaine fine en forme ovale, etc.

Les grandes relations du "port commercial de Can Gio" sont l’un des facteurs stimulant le développement de la culture de Dong Nan à l’époque préhistorique, en particulier, elles avaient apporté une grande contribution à la formation de la civilisation d’Oc Eo à partir des premières siècles avant JC.

Foyer (ca rang) et marmite découverts à Can Gio

Grâce à la convergence et à la promotion des avantages de la situation géographique, de larges échanges commerciaux et les ressources matérielles de la région du bassin de Dong Nai- Cuu Long, “l’ancien port commercial de Can Gio” auparavant, le port de Ben Nghe à la dynastie des Nguyen et Sai Gon- Ho Chi Minh ville à ce jour, maintiennent son rôle important dans les différentes périodes historiques. C’est une caractéristique que presque aucune zone portuaire dans notre pays ne possède.

L’inhumation en jarre funéraire de l’ancien peuple de Can Gio

L’inhumation en jarre funéraire/pot était une forme d’utilisation des jarres/pots en terre cuite pour enterrer les morts. Il est possible d’enterrer des corps entiers, ou d’enterrer les cendres du défunt. Ou on utilise des jarres pour contenir des objets d’accompagnement. L’inhumation en jarre funéraire est une pratique funéraire largement populaire de l’ancien peuple dans de nombreuses régions en Asie du Sud-Est. Les vestiges des jarres funéraires de Can Gio sont répartis dans la forêt de mangroves à la topographie instable, tandis que d’autres zones sont des endroits offrant des conditions écologiques favorables à la vie humaine. Les relations entre les zones avec la même pratique funéraire en jarre sont clairement indiquées sur les objets d’accompagnement, surtout des objets en céramique et des bijoux précieux, montrant les échanges culturels et techniques très intimes d’anciennes communautés en Asie du Sud-Est.

L’enterrement en jarre funéraire est une manifestation des croyances de la Mère: la jarre en poterie symbolise le ventre de la mère/l’utérus et la renaissance. À Can Gio, cette signification est encore plus claire, lorsque les corps étaient le plus souvent disposés sur le côté, jambes repliées, représentant l’utérus dans le ventre de la mère. Les sites des sépultures en jarre en Asie du Sud-Est sont souvent répartis le long des côtes ou le long de grands fleuves. Le fleuve et la mer représentent la séparation entre deux mondes, celui monde des vivants et celui des morts et et ces deux mondes sont reliées par une barque. La barque dans la culture d’Asie du Sud-est devient un symbole du mouvement et de la sécurité sur le fleuve, et aussi un symbole du départ, du retour et de la connexion. Dans les jarres funéraires découverts à Can Gio, se trouvent un objet d’accompagnement "cà ràng", qui est un type de foyer unique fabriqué en terre cuite, souvent utilisé sur des barques et des maison sur pilotis. En outre, sur un couvercle d’un jarre funéraire découvert dans la grotte de Manungui, sur l'île de Palanwan aux Philippines, se trouve une anse en forme de barque avec deux personnes qui rament, ou le cercueil en forme de barque dans la culture de Dong Son montre également ce sens.

Alors, la sépulture en jarre à Can Gio (ou en Asie du Sud-est en général) est peut-être considérée comme un symbole de la barque sacrée, un moyen de ramener les âmes des morts à leurs ancêtres, une conexion entre le monde des vivant à celui des morts, et exprimant le désir de renaissance ou une croyance sur l’immortalité de l’homme. En Asie du Sud-Est, les relations entres les régions principalement par le biais du commerce maritime et fuvial, ont joué un rôle majeur dans la création de la correspondence/ et la convergence culturelle, en même temps, favorisent le développement séparé des cultures dans chaque région.

L’urbanisation maritime à Can Gio

Avec de telles valeurs historiques et culturelles, Can Gio constitue une région idéale pour la recherche scientifique (biologie, archéologique), l’écotourisme, les loisirs des citadins et des visiteurs de Ho Chi Minh-ville. Par conséquent, depuis la fin du 20e siècle, Can Gio a été orienté pour devenir une ville écotouristique maritime moderne. Dans un proche avenir, Can Gio deviendra un urbain maritime moderne, mais il faut préserver les caractéristiques de l’environnement et culturel à Can Gio, pour que cette zone soit vraiment différente et unique par rapport des villes côtières dans notre pays.

Des bijoux découverts à Can Gio

Il est nécessaire de mettre la préservation et la valorisation du système des sites archéologiques dans le district de Can Gio dans le plan directeur de la zone de Can Gio en général et de la réserve de biosphères en particulier. Can Gio a également la chance de conserver l’écosystème de mangroves qui s’était formé d’il y a des milliers d’années. À travers une longue période de guerre, malgré qu’elle a été gravement endommagée, l’incroyable renaissance de la forêt de mangroves de Can Gio apporte non seulement des avantages pour l’environnement, mais aussi, elle a également une valeur historique, car, c'est l'habitat de la communauté des propriétaires des sites archéologiques de plus de deux mille ans. Le site d’ici est associé au paysage environnemental, il y reste des vestiges d’anciens habitants de Can Gio qui étaient adaptés aux conditions naturelles pour survivre et s’orienter "vers la mer".  C'est une leçon précieuse sur l’orientation vers la mer et l’adaption à la mer de premiers habitants dans cette région.

Nguyen Thi Hau

MNHV

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