vendredi, 01/07/2022
  • Tiếng Việt
  • English
  • French

Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

20/12/2021 08:51 254
Rating: 0/5 (0 votes)


Détail d’un dépôt funéraire en cours de fouille. Vase de production étrusco-italique (IVe s. av. J.-C.) avec décor incisé et surpeint ©F. Sacchetti, Ministère de la Culture, 2021.

Sur le site d’Aleria, en Haute-Corse, des archéologues viennent de mettre au jour une tombe monumentale et une voie étrusque utilisée dès le VIe siècle av. J.-C.. De nombreuses découvertes avaient déjà été faites sur ce site depuis 2018.

Dans le cadre de fouilles organisées depuis trois ans par le ministère de la Culture, la Direction des affaires culturelles (Drac) Corse et des agents de l’Institut national de recherche archéologiques préventives (Inrap) sur le site d’Aleria, en Haute-Corse, une nouvelle nécropole comprenant une sépulture particulièrement riche et une voie étrusque viennent d’être mises au jour. Ces deux découvertes témoignent de l’importance de cette zone corse pour la population étrusque, qui l’aurait occupée du milieu du VIe siècle av. J.-C. jusqu’à la conquête romaine de l’île, du IIIe au Ier siècle av. J.-C.

Une rare voie étrusque

La voie, dont seuls 10 mètres ont été exhumés jusqu’à présent, s’étendrait au moins sur 3,5 kilomètres de long, et mesure entre 6 et 12 mètres de large selon les endroits. Il s’agit d’une rare trouvaille sur le territoire corse. Elle a pu être datée au VIe siècle av. J.-C., grâce notamment à des fragments de céramique logés dans les ornières tracées par les roues des chars. Reliant le vieux village d’Aleria à l’étang d’Urbinu, plus au sud, elle éclaire les chercheurs sur la place de la région dans la civilisation étrusque.

 

Photoplan d’un secteur de fouille ©S. Sanz-Laliberté, CNRS 2021.

Federica Sacchetti, ingénieur de recherche du ministère de la Culture – DRAC PACA et responsable de l’opération, explique : « les fouilles réalisées sur le territoire d’Aleria nous renvoient au IVe siècle avant Jésus-Christ, ce qui est assez tardif par rapport à la civilisation étrusque. Mais nous disposons également d’éléments, notamment des vestiges d’habitats ou de voirie, qui remontent au VIe siècle avant Jésus-Christ, mettant en évidence l’expansion des Étrusques dans la plaine orientale de la Corse, observe Federica Sacchetti. Tout ceci traduit leur implantation stable, sur la longue durée, dans l’île. Ce qui est assez différent des comptoirs que ces grands navigateurs avaient installés dans le sud de la France ou en Espagne, où ils se livraient à des activités en lien avec le commerce. Par nature, ces établissements présentaient un caractère beaucoup plus temporaire que ce que l’on constate à Aleria ».

 

Tombe à chambre et couloir en cours de fouille. ©F. Sacchetti, Ministère de la Culture, 2021.

Une tombe monumentale

Parmi les sépultures de la nécropole nouvellement découverte, l’une, particulièrement riche, a attiré l’attention des chercheurs. Tombe dite « à chambre » de type monumental, elle est dotée d’un couloir d’accès, et était visiblement destinée à un membre de l’élite locale. « L’intérêt de cette sépulture réside dans son architecture très soignée, avec par exemple l’aménagement d’une banquette à l’intérieur. Cela va dans le sens des recherches que nous menons, qui visent à comprendre comment ces tombes étaient réalisées et si le choix de leur emplacement relevait d’exigences rituelles ou de contraintes liées à la géomorphologie du terrain », précise Federica Sacchetti.

De nombreuses découvertes

De nombreuses découvertes ont déjà été effectuées dans cette zone au cours des dernières années. Le site de Lamajone, à quelque 800 mètres d’Aleria, avait notamment révélé en 2019 une tombe similaire à celle-ci, mais qui contenait un riche mobilier funéraire, dont trois coupes à vernis noir, deux gobelets à anses (skyphoi) et un pichet à vin (oenochoé).

https://www.connaissancedesarts.com/

Shares: