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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

09/09/2019 08:30 18
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Dans les fonds marins de l'île de Wight (Mer du Nord), la Maritime Archaeological Trust a mis au jour une infrastructure vieille de 8 000 ans. La découverte a eu lieu près de ce qui semble être le plus ancien chantier de construction de bateaux au monde.

 

L'historien Dan Snow qui inspecte le site - Crédit photo : Maritime Archaeological Trust

Le directeur de la Maritime Archaeological TrustGarry Momber, s'est exprimé à propos de la découverte, en spécifiant que cette nouvelle découverte est particulièrement importante car la plate-forme en bois fait parti d'un site qui est resté en activité près de 5 500 ans.

Le site se trouve à l'est de Yarmouth et la plate-forme est la mieux conservée de toutes celles en bois déjà retrouvées au Royaume-Uni. Le site se trouve maintenant à 11 mètres en dessous du niveau de la mer alors qu'au temps où il était en activité, le chantier se situait dans une région plutôt sèche, avec une végétation assez dense. Il est important de rappeler qu'au temps de l'activité du site, l'île de Wight était toujours connectée à l'Europe continentale:  la Mer du Nord n'était pas complètement formée.

 

Vue oblique du site, vu du Nord - Crédit photo : Maritime Archaeological Trust

Les premiers vestiges du site ont été découverts en 2005. Ils contenaient de nombreux bois débités (coupés en bûches ou en planches). Ces derniers formaient des plate-formes, des passerelles ainsi que d'autres structures qui ont fini par s'effondrer. Lors de la première découverte, les experts ont eu bien du mal à déterminer le type d'infrastructure des vestiges mis au jour. Il a fallu attendre la Maritime Archaeological Trust qui a utilisé des techniques de photogrammétrie afin d'étudier les vestiges.

La nouvelle structure a été mis au jour à la fin du printemps. La première tâche consistait à créer un modèle numérique 3D du paysage afin que les non-plongeurs puissent en faire l'expérience. Il a ensuite été mis à jour par le Maritime Archaeological Trust au cours de l'été et a révélé une plate-forme +composée de bois sciés fendus de plusieurs couches d'épaisseur reposant sur des fondations rondes en bois posées horizontalement.

Garry Momber continua son intervention  Le site contient un très grand nombre d'informations sur les compétences technologiques de l'époque, notamment en ce qui concerne l'utilisation du bois. C'est grâce à des découvertes comme celle-ci que nous réalisons l’importance de l'archéologie maritime dans l'étude du développement de cette civilisation.”

 

Structure en 3D du site au moment des fouilles - Crédit photo : Maritime Archaeological Trust

En étant sous l'eau, ni la commune, ni la région, ni même l'état ne s'engage à protéger et restaurer le site. C'est donc une organisation caritative qui s'en charge, grâce à des dons. Sans cette association, les précieux vestiges seraient perdus à jamais.

La Maritime Archaeological Trust travaille actuellement avec le National Oceanography Centre (NOC) afin d'enregistrer, d'étudier, de reconstituer et de rénover la construction en bois. La plupart des pièces en bois ont été entreposées dans le centre national de stockage des grands fonds en eaux profondes du Royaume-Uni: le British Ocean Sediment Core Research Facility (BOSCORF), sous la surveillance du NOC.

 

Dan Snow en train d'étiqueter les découvertes - Crédit photo: Maritime Archaeological Trust

Avec les sédiments marins qui se déposent sur les vestiges, ces derniers se dégradent plus rapidement s'ils ne sont pas conservés dans un milieu sombre, humide et froid. Une fois ces conditions réunies, les archéologues doivent obligatoirement enlever le sel contenu dans les cellules du bois avant de l'étudier. Cette opération doit être réalisée dans les plus brefs délais car les gravures qui sont présentes sur les pièces en bois se situent à l'extrémité de ces dernières. Elles disparaissent donc rapidement lorsque le bois commence à se dégrader. Une fois les gravures et autres motifs enregistrés, les bois peuvent être conservé au BOSCORF.

 Suzanne Maclachan, conservatrice au BOSCORF, s'est elle aussi exprimée à propos de la découverte:

 “Je me réjouis (au nom de toute l'équipe) d'avoir pu travailler avec le "Trust" afin de conserver des artefacts d'une aussi grande importance historique. Ceci montre à quel point le BOSCORF est capable de prendre en charge autant de vestiges marins.”

 

Maritime Archaeological Trust

Lors de son rapport, Dan Snow, professeur d'Histoire et animateur de History Hit, a souligné son émerveillement devant ces vestiges incroyables. Il a également fait par de son inquiétude quand à l'état de conservation de ces derniers qui sont à un stade d'érosion très élevé.

MNHV

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