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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

22/08/2008 11:18 750
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En 1930, sur la revue BEFEO, sont publiées des informations des fermiers du sud de l’Indochine sur la découverte de deux citadelles moi à Xa Cam (Binh Long – Binh Phuoc). D’après leur description, ce site comporte deux cercles terrestres concentriques séparés par une tranchée, de 100m de ciamètre et situé sur un mamelon.

C’est le repère marquant la découverte d’un genre de site qui sera par la suite dénommé “construction cisculaire”. En 1955, Louis Malleret a entrepris des recherches sur place et a dressé une liste de 17 sites de ce genre (12 à Binh Phuoc et 5 à Kompong Cham). Pour diverses raisons, dans les décades qui suivent, il n’y a plus que quelques recherches sporadiques. C’est seulement à la deuxième moitié du décade 90, que la recherche de ce genre de site est poursuivie avec une plus grande envergure, et a recueilli des résultats encourageants. Dans ce petit article, sur la base des nouveaux documents, nous présentons quelques remarques sur ce genre spécial de site.

1. D’abord, c’est la question de fonction. Jusqu’ici, sur la base de la structure, on explique d’une manière simpliste que ce sont des constructions défensives, ayant plus ou moins un caractère militaire. A première vue, avec la structure comportant deux murailles et un fossé, on est facilement amené à cette conclusion. En regardant de plus près, ce n’est plus ça. Les circonférences extérieures sont hautes de 1 à 2m, en comptant avec l’érosion, la hauteur initiale ne peut pas dépasser 3 – 4m. Il est à noter que ces murailles ne sont pas construites verticalement, mais avec une pente vers l’extérieur. Avec une telle structure, en tant que muraille, elle n’a aucun effet d’arrêter l’invasion de l’ennemi, même si la muraille est dotée d’une haie de bois comme dans la suggestion de Malleret (1:21). D’après les résultats de recherche des archéologues allemands à Kompong Cham, dans certains endroits comme Phoum Chong, Phoum Kampoan, les murailles extérieures sont même plus basses que l’intérieur (1:29). D’après Nguyên Trung Dô, dans les sites comme Bu Nho ou Long Hà I (Phuoc Long – Binh Phuoc), il n’y a pas de muraille extérieure mais seulement quelques amas de terre à l’extérieur de la porte d’entrée (3:53). Comment peut-on se défendre dans ces conditions? De plus, en examinant les échantillons recueillis dans les fouilles de certains sites, on ne trouve presque pas d’échantillons qui puissent être considérés comme de vraies armes, mais seulement des haches, des pioches, des ciseaux, pierres à aiguiser et d’autres instruments, et de temps en temps des poinçons. Il est vrai que les haches peuvent au besoin servir d’armes, mais leur fonction principale est dans le travail. S’il est vrai que la muraille est pour la défense, la population qui y vit doit avoir une organisation et une volonté de combat très forte, ce serait inconcevable s’ils ne disposent pas d’armes appropriées. Il est clair qu’avec la structure et les objets trouvés, l’hypothèse d’une construction défensive ne peut pas tenir.

Selon nous, les maîtres des “constructions rondes” sont des agriculteurs. La découverte de la balle de paddy dans l’ossature de céramiques à Krek 52/62 (1:43) prouve qu’il a existé une véritable agriculture rizicole ici. Cette population a encore d’autres artisanats comme le travail de la pierre, la céramique, la menuiserie, la tisserie… Pourquoi ils ont construit leur résidence de cette manière bizarre, c’est une question que, avec les connaissances qu’on dispose actuellement, on n’a pas pu éclaircir.

2. La deuxième chose dont nous voulons parler est le fait qu’on appelle la haute terre intérieure “muraille/digue intérieure”. Je ne sais pas pourquoi on a pu dénommer d’une manière aussi facile, alors qu’il est clair que ce n’est pas une muraille bâtie. Dans les explorations et les excavations, tout le monde remarque que les vestiges sont concentrés dans la muraille intérieure, il y en a très peu ou pas du tout dans la muraille extérieure, dans la tranchée et dans la partie basse intérieure (3:43). Ainsi, nous devons admettre que la muraille intérieure est le principal lieu de résidence, elle n’est pas une construction volontairement bâtie mais formée par les sédiments culturels de l’homme.

3. En dernier lieu, c’est la question de l’âge. Quoique proposant des dates différentes, la plupart des chercheurs placent les constructions rondes à l’âge des métaux, avec une date de près de 3000 ans (1; 2; 5). Nous voulons communiquer une information que, à Krek 52/62 (Kompong Cham), les archéologues allemands ont trouvé deux bracelets de verre dans la couche terrestre supérieure (1:38). Sur la base de ce fait, les explorateurs ont conclu que les maîtres du site ont su utiliser les métaux. Selon eux, on n’a pas pu trouver d’objets en métaux dans les fouilles car ils ont été détruits dans des conditions défavorables de l’environnement (1:30). Nous ne sommes pas d’accord avec cette explication. Les deux bracelets de verre ne prouvent que le site a traversé une période à l’âge de fer et non que les maîtres du site doivent savoir utiliser/fabriquer des objets en fer (ou de métaux en général). Leur présence peut être réalisée par des échanges commerciaux. On ne peut pas dire que les objets en métaux sont détruits par l’environnement, car pourquoi d’autres sites situés sur ce même sol rouge contiennent quand même des objets en métaux? Le fait est que ce site en contient et que d’autres n’en contiennent pas (!). Nous devons distinguer “le temps d’existence” du “niveau de développement” du site, car dans le déroulement de l’histoire, il y a toujours un développement asynchrone entre les régions ou entre les populations d’une même région. Ce n’est pas étonnant que les maîtres des constructions rondes, quoique déjà entrés dans l’âge des métaux (au point de vue de temps) continuent à utiliser les outils de pierre, de bambou, de bois… habituels.

Trương Đắc Chiến

 

(Source: Le Musée national d'Histoire du Vietnam)

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