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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

09/10/2015 14:22 1550
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Après les français stablisent relativement la domination dans l’ensemble du pays vietnamien en 1884, jusqu’en 1898, la première politique d’exploitation coloniale des français née, qui comprend l’utilisation de la culture pour servir l’économie coloniale.

Le 15 décembre 1898, la mission archéologique française a siégé à Sai Gon. Depuis lors, des scientifiques français sont arrivés aux régions plus éloignées pour mener des activités d’enquête, d’exploration, de fouille de nombreux sites archéologiques épars dans plusieurs régions du pays.

L'origine de l'École française d'Extrême-Orient (EFEO) remonte à la fondation, par arrêté du gouverneur général de l'Indochine Paul Doumer, en date du 15 décembre 1898, d'une Mission archéologique permanente, dont le projet avait été élaboré par des académiciens et approuvé par l'Académie des inscriptions et belles-lettres. C'est à l'Académie que l'arrêté confiait le contrôle scientifique de la nouvelle institution, renommée un an plus tard, par arrêté du 20 janvier 1900, École française d'Extrême-Orient (EFEO) et consacrée dans ses statuts par décret du président de la République Émile Loubet, le 26 février 1901. L’EFEO est fondée pour la tâche de recherche, de collectage sur les questions de l’histoire, de l’ethnographie, de l’archéologie, de l’architecture, des arts, de la langue, de la littérature populaire, des coutumes et des traditions dans les 3 pays indochinois (Vietnam, Laos, Cambodge) et certains pays voisins tels que Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Thaïlande, etc.

Les employés de l’EFEO en 1937 (M. George Coedès et Mme. Madeleine Colani au centre) (image de l’Internet)

Le 30 novembre 1901, le gouverneur général de l’Indochine a donné un décret créant la Commission des antiquités du Tonkin (Nord du Vietnam), dont ses tâches sont la collecte, le classement des monuments et des reliques historiques, archéologiques, ethniques et artistiques du Tonkin. Le siège de cet organe est situé à Hanoi.

Dès l'origine, l’EFEO reçoit pour mission de travailler à l'exploration archéologique, à la collecte des manuscrits, à la conservation des monuments, à l'étude du patrimoine linguistique des régions qui constituaient alors l'Indochine française, mais aussi plus largement de contribuer à l'étude de l'histoire de toutes les civilisations asiatiques depuis l'Inde jusqu'au Japon.

L’EFEO étend peu à peu ses installations avec la création, à Hanoi, d'une bibliothèque et d'un musée, puis, à partir de 1907, elle obtient le service public de la Conservation du site monumental d'Angkor, au Cambodge. C'est donc sous la direction des archéologues et des architectes de l'EFEO que sont entrepris les grands travaux de repérage et d'entretien, ainsi que les relevés topographiques et photographiques de l'ancienne cité royale khmère, puis les grands travaux de reconstitution par la méthode de l'anastylose.

Selon le registre statistique des artefacts collectés par le Service ethnographie du Musée Louis Finot: “Des artefacts provenant de tous les sites sont sucessivement introduits à conserver au musée, par exemple: le moule du buste de différents ethnies avec des outils de tissage, des roues à eau, la chaîne de main, des objets d’usage courant de tous genres, la riche collection d’armes, des pirogues et même des maisons”, l’archéologue Pajo a trouvé 150 artefacts dans la province de Thanh Hoa et fonde une salle d’exposition sur l’archéologie.

Les activités positives des érudits français ont rapporté des résultats importants dont beaucoup de sites archéologiques ont été découverts. Selement dans le province de Thanh Hoa, le Service provincial de l’Information de Thanh Hoa a fait des statistiques “Plus de 50 ans à réaliser le travail de conservation et de musée, les français ont fouillés des centaines de sites de l’Âge de la pierre, certains sites de l’Âge du bronze et quelques tombes anciennes”.

Certains archéologiques français typiques ont des contributions majeures dans la protection du patrimoine culturel au Vietnam en particulier et en Indochine en général:

Tout d’abord, on cite Gustave Dumoutier. Il est un chercheur de l’histoire très célèbre en France, Il étudia aussi le Chinois et l’annamite (le Vietnamien). En 1886, le gouvernement français l'envoya au Tonkin et le chargea d'organiser l'enseignement dans la colonie. Lorsqu'il travaillait au Vietnam, il dirigea également des expéditions archéologiques et continua de nourrir ses intérêts pour l'anthropologie, la linguistique, l'ethnographie et la géographie historique. il était un pionnier dans le domaine de l’archéologie préhistorique au Vietnam. Il a eu beaucoup d’oeuvres d’étude sur des pagodes de Hanoi. Dans ses recherches publiées, il présenta aux lecteurs de nombreuses questions concernant le stèle de culte, des annotations, des sentenses parallèles dans les pagodes de Hanoi. M. Dumoutier était aussi connu comme un chercheur sur Hanoi, il était le premier chercheur réalisant des inventaires sur les temples de Co Loa, Hoa Lu et Dai La, etc.

Ensuite, un autre chercheur très célèbre, Mme. Madeleine Colani est un archéologue travaillant au Service géologique de l’Indochine de 1920 à 1939. Elle a reçu un diplôme de doctorat de l’université et puis un diplôme national de doctorat en France. Ses travaux et les résultats de ses recherches servent toujours de références aux archéologues.

Madeleine Colani (image de l’Internet)

Avec son petit frère E’le’Onore, elle était inlassablement parcourue le pays du Vietnam et a mené de nombreuses fouilles, y compris les fouilles célèbres telles que les fouilles dans les montagnes de Bac Son, fouilles dans les grottes de Hoa Binh, des études sur Nghe An, Sa Huynh, la baie d’Ha Long, ou des grandes tombes anciennes dans le champ de jarres Huapan du Laos. Elle avait une grande influence sur l’archéologie préhistorique du Vietnam. M. Colani mérite d’être honnorée par les vietnamiens et Laotiens, pour ses contributions remarquables.

Troisièmement, M. Henri Parmentier est un archéologue français, un expert de recherche sur l’ancienne culture du Champa. Il a été diplômé en architecture à l’École des beaux-arts de Paris. Peu de temps après la fondation de la Mission archéologique française en 1898, Henri Parmentier a été nommé architecte qui charge d’établir un répertoire décrivant les monuments du Champa dans le centre du Vietnam. Il a commencé à travailler à l’EFEO en 1900, pour étudier et enregistrer les monuments Cham au Vietnam. Son premier travail constitua la recherche de l’importance des temples Baal- Hammon. Il a participé aux fouilles archéologiques à Mỹ Son (1901-1904), Đong Duong, Chanh Lo (1905) et Bantey Srey (1906). Il a proposé en 1902 de créer un musée des antiquités chames. Celui-ci a été inauguré en 1915, à Đà Nẵng, sur les bords du fleuve Han, sous le nom “Musée Henri- Parmentier”. En 1904, il a été nommé chef du Service archéologique de l’EFEO. Il a participé ensuite aux fouilles archéologiques en 1903-1904 à My Sơn, Đồng Duong et Chanh Lo en 1905. En 1904, Les documents les plus fondamentals sur le sanctuaire de My Son ont été publiés par Henri Parmentier et Louis Finot (premier directeur de l’Institut français d’Extrême-Orient). Grâce à ses recherches, dans le début du 20e siècle, Il y a eu 68 monuments architecturaux à My Son divisés par H. Parmentier, en groupes de A, A’ à N. Il était chargé de la restauration des temples Po Nagar (Thap Ba) et Po Klaung Garai à Nha Trang entre 1905 et 1908. Au cours de cette période, il prépara les programmes pour la conservation d’Angkor Wat et modernisa des collections archéologiques du musée de l’EFEO (Musée National d’Histoire du Vietnam aujourd’hui). Il a apporté également ses contributions à construire le musée à Da Nang (le Musée de la sculpture Cham de Da Nang aujourd’hui). Jusqu’à sa mort, Parmentier a passé beaucoup de temps à se concentrer sur l’archéologie, le rassemblement des manuscrits, la préservation des oeuvres d’étude et la restauration des monuments d’Angkor.

Quatrièmement, M. Victor Goloubew est un érudit né en Russie, travaillant à l’EFEO. Il a des contributions majeures à la fouille et la recherche de la civilisation de Dong Son, à partir de cette culture ancienne, Goloubew avait des liens intéressants avec la vie de l’ethnie Muong de notre pays.

En Indochine, il se consacra à des travaux photographiques pour le musée cam de tourane (Ars Asiatica, 1922), ainsi que pour les monographies d’Angkor Vat (EFEO, 1929-1932) et de Bantey Srei (EFEO, 1926). Il a publié également une analyse du Hirihara de l’Asram Maha Rosei (Études asiatiques 1, 1925), avec Louis Finot, une étude du symbolisme du monument de Neak Pean, dans laquelle est mise en évidence sa consécration à Lokeçvara (BEFEO 23); ce travail est complété par la publication de l’étude iconographique du cheval Balaha (BEFEO 27). Il a été alors nommé membre permanent de l’EFEO pour les études d’histoire de l’art (1925), puis, en 1927, secrétaire-bibliothécaire. La même année, il entreprend des fouilles à Sambor Prei Kuk (BEFEO 27), puis s’intéresse à la civilíation ancienne du Thanh Hoa (BEFEO 29).

Victor Goloubew (image de l’Internet)

Nguyen Hoang Hiep (texte)

Nguyen Thuy (traduction)

Musée National d'Histoire du Vietnam

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