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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

12/08/2015 01:05 1773
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Le rituel de culte de la Mère, ou religion de la Déesse Mère, est l’une des principales religions au Vietnam, qui tire son origine de millénaires de matriarcat. Depuis le XVIe siècle, fondée sur le rituel du culte des déesses, il s’est développé dans le culte des Trois mondes, ou Quatre mondes, avec la Déesse Mère Liễu Hạnh comme Déesse principale. Le rituel Hầu Đồng, appelé encore Hầu Bóng, considéré comme un rite religieux de la Déesse Mère, est une activité religieuse populaire à la dimension à la fois spirituelle et artistique.

La princesse Liễu Hạnh, la 2è des Immortels du Vietnam, surnommé Déesse- Mère de Sùng- Sơn est fille de l’Empereur de Jade (Ngọc Hoàng Thượng Đế) ou “Auguste Empereur d’En-Haut”.

La Déesse Liễu Hạnh (image de l’internet)

À l’époque des Lê postérieur (Thiên Hựu, 1557 après J.C), la princesse Quỳnh Nương), fille de Ngọc Hoàng Thượng Đế qui, par mégarde avait brisé une coupe de jade, fut exilée sur la terre et se réincarna sous la forme d’une charmante fille dans la famille de Lê Thái Công du Hameau de An Thái (village de Vân Cát, district de Vụ Bản, province de Nam Định).

Voici la légende:

“La femme de Thái Công ayant un accouchement difficile, un maître taoïste demande à la guérir. Il conduisit le mari devant son autel et récita quelques formules magiques. Thái Công tomba alors inanimé. À son réveil, il trouva que sa femme avait donné naissance à une belle petite fille, il lui donna le nom de Giáng Tiên (Immortelle exillé sur la terre).

À l’âge de la puberté, Giáng Tiên épousa Đào Lang (Jeune homme du Pêcher). Après trois ans d’union, au 3ème jour du 3ème mois, elle s’envola et disparut dans le Ciel. Mais Ngọc Hoàng, trouvant qu’elle ne s’était pas encore suffisamment, la fit renvoyer sur terre avec ses deux compagnes Quế Nương et Thị Nương.

Nos trois déesses descendaient à Phố Cát dans la province de Thanh Hóa. Les habitants de la région, en témoignage des bienfaits de ces immortelles, y construisirent un temple pour les adorer.

D’après la légende, la Déesse- Mère accomplissait de nombreux déplacements dans le pays; elle se rendit notamment à Lạng Sơn, au Grand Lac (Hồ Tây); dans ce dernier lieu elle s’était déguisée en marchande d’alcool et avait échangé des vers avec Trạng Bùng (Célèbre lettré des Lê postérieurs) appelé Phùng Khắc Khoan.

On célèbre son culte à Hanoi dans les temples Văn Tân (Route Sinh Từ) Sùng Sơn Vọng Từ (rue Hàng Bột, anc. Soeur Antoine). Temples de Khán Xuân, village de Ngọc Hà, Cổ Lương (Rue Ngõ gạch ou Át Sát Siêu), Đông Thành (Rue des Étoffes), à Nam Định au village de Phủ Giầy, district de Vụ Bản; à Thanh Hóa, dans la régions de Phố Cát et de Sùng Sơn (phủ de Hà Trung).

La Déesse Mère Liễu Hạnh aide toujours les gens, notamment les femmes et les enfants. Elle représente l’image de la femme vietnamienne, talentueuse et vertueuse qui lutte contre le mal et protège le bon. Le culte de la Déesse Mère exprime un grand respect envers la Mère. Du 1er au 10e jours du 3e mois lunaire, on organise la fête de Phủ Giầy à Vụ Bản, Nam Đinh (son village natal) pour rendre hommage ce génie.

La fête de Phủ Giầy, province de Nam Định (image de l’internet)

Le rituel de culte de la Mère, ou le culte de la Déesse Mère constitue l’une des principales religions au Vietnam, pratiquée depuis longtemps au Vietnam. Ce culte est une croyance multi-culturelle, quin’existe qu’au Vietnam. Depuis le XVIe siècle, il s’est développé en devenant le culte des Trois mondes, ou Quatre mondes, avec en Déesse principale la Mère Liễu Hạnh. Ce culte, répandu principalement dans le Nord du Vietnam, est pratiqué par toutes les classes sociales.

Le temple Phủ Tây Hồ, à Hanoi, dédié la Déesse Liễu Hạnh (image de l’internet)

Le rituel Hu đồng (la montée du médium ou la médiumnité) est un rite religieux important du culte de la Déesse Mère. Les médiums sont censés être en mesure de communiquer directement avec les esprits, pendant que les participants à la cérémonie espèrent obtenir un contact avec les esprits pour leur demander leur bénédiction. Afin de symboliser le respect envers la Déesse Mère, les adeptes lui offrent des offrandes: fleurs, objets votifs, plateaux d’offrandes, etc.

Le Hầu đồng se pratique souvent dans les temples et les palais, où il existe un espace religieux solennel pour faire des offrandes aux êtres saints. Les médiums du rituel Hầu đồng peuvent être des hommes ou des femmes ayant la capacité de communiquer avec les esprits et servir d’intermédiaires entre eux et les humains. En général, il y a environ 36 séances pour un rituel Hầu đồng, représentant chacune un esprit, une déesse, un mandarin ou un objet sacré.

Comment pratiquer ce culte ?

La femme joue un rôle central pour ce culte. Elle est au centre de l’univers et règne sur les éléments principaux des 4 mondes: ciel, terre, eau, montagne et forêt. La Déesse Mère est la divinité suprême qui s’est ensuite réincarnée en plusieurs déesses pour régner sur tous ces éléments. Sa vénération apporte santé, prospérité et bonheur, et protège des catastrophes naturelles, de la malchance, de la maladie, etc. La Déesse Mère conseille de vivre honnêtement, d’être généreux, de se comporter dignement et de vénérer les ancêtres.

Le rituel Hầu đồng (image de l’internet)

La princesse Liễu Hạnh reflète l'image de la femme vietnamienne, talentueuse et vertueuse, qui protège le bon et punit le mal. Elle est vénérée comme "Sainte-Mère sacrée - Mère de tout le peuple". Le culte de la princesse Liêu Hanh exprime un grand respect envers la Mère, puissante et vertueuse.
Les légendes des quatre saints immortels sont largement connues des Vietnamiens, qui aiment les raconter et leur font toujours le culte. Un trait spirituel spécifique au peuple vietnamien./.

Durant les jours de fête du culte de la Mère, se déroulent de nombreuses activités, que sont: le culte de la déesse Mère, le rite du chant Châu Van, des parties de jeu d'échecs traditionnels, des luttes traditionnelles, la danse de la licorne et du dragon, des chants folkloriques, des représentations de théâtre classique…

À présent, il existe un millier de temples dédiés aux Mères. Les fêtes religieuses dans ces temples ont autrefois attiré beaucoup de monde et ont toujours été méticuleusement organisées. Elles ont été interdites récemment pendant une longue période quand la croyance envers les Mères (Mẫu) était considérée comme un culte superstitieux et sectaire qui était
sévèrement puni par les autorités. Grâce à la politique dite de 1’« ouverture » en 1994 du parti communiste, les fêtes des croyants sont de nouveau autorisées, mais toujours sous la surveillance des autorités.

Depuis 20 ans, les recherches sur le culte des Mères attirent beaucoup de chercheurs vietnamiens et étrangers, qui se consacrent au génie Lieu Hanh, aux fêtes, à l’architecture des temples, aux pratiques religieuses mais surtout au rituel de la montée du médium (Lên Đồng, Hầu bóng). Le culte des Mères est considéré comme un des patrimoines spirituels du Vietnam.

Nguyen Thuy (présenter)

Musée National d'Histoire du Vietnam

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Chử Đồng Tử, l’un des quatres Immortels du Vietnam.

Chử Đồng Tử, l’un des quatres Immortels du Vietnam.

  • 27/07/2015 00:39
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Les légendes des quatre saints immortels sont largement connues des Vietnamiens, qui aiment les raconter et leur font toujours le culte. Un trait spirituel spécifique au peuple vietnamien. Chử Đồng Tử- un Génie de la pêche et de la navigation qui est vénéré comme l’un des quatre génies immortels de la spiritualité vietnamienne dans les croyances populaires, à côté des trois Immortels (Tản Viên, Thánh Gióng, Thánh Mẫu Liễu Hạnh). La légende de cette génie est encore une légende de l’amour éternel de Chử Đồng Tử et la princesse Tiên Dung, un couple idéal et idéalisé, la légende de leur amour, l’une des plus poétiques du folklore vietnamien.