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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

27/07/2015 00:39 1277
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Les légendes des quatre saints immortels sont largement connues des Vietnamiens, qui aiment les raconter et leur font toujours le culte. Un trait spirituel spécifique au peuple vietnamien. Chử Đồng Tử- un Génie de la pêche et de la navigation qui est vénéré comme l’un des quatre génies immortels de la spiritualité vietnamienne dans les croyances populaires, à côté des trois Immortels (Tản Viên, Thánh Gióng, Thánh Mẫu Liễu Hạnh). La légende de cette génie est encore une légende de l’amour éternel de Chử Đồng Tử et la princesse Tiên Dung, un couple idéal et idéalisé, la légende de leur amour, l’une des plus poétiques du folklore vietnamien.

Le temple de Chử Đồng Tử, district de Văn Giang, province de Hưng Yên

Originaire du Village de Chử- Xá, district de Van Khe, province de Bắc Ninh, Chử Đồng Tử est le fils de Chử Cù Vân. Il est désigné sous le surnom de Chử Đạo Tổ (Ancêtre du Đạo). Cù Vân et son fils vivaient dans leur village d’une vie aisée et paisible. Un jour, leur fortune fut complètement anéantie par un incendie. Il ne leur restaient plus qu’un seul cache-sexe en toile qu’ils portaient à tour de rôle quand ils devaient sortir de chez eux.

Gravement malade et sur le point de mourrir, Cù Vân demande à son fils Đồng Tử et l’enterrer nu et de garder ce cache-sexe, Đồng Tử l’habilla du cache-sexe et l’enterra. Quant à lui, il restait nu et allait demander l’aumône pour vivre.

Chaque jour, soit debout sur la berge du fleuve, soit à demi plongé dans l’eau, il attendait le passsage des bateaux des marchands pour obtenir de quoi vivre.

La princesse Tiên Dung, fille du troisième roi Hùng Vương, se promenait un jour en bateau et passant par là, s’arrêta avec toute sa suite au débarcadère de Chử Xá. Chử Đồng Tử, plongé à mi-corps dans le fleuve, fut stupéfait de voir la princesse. Il courut se cacher dans le sable du rivage, dans un coin parsemé de broussailles. Il creusa un trou et dissimula sa nudité sous le sable. La princesse se rendit justement à cet endroit et, après avoir contemplé le paysage, décida de se baigner. Elle fit tendre des rideaux autour du lieu où se trouvait caché Chử Đồng Tử et pénétra seule dans cet abri. Après avoir enlevé ses vêtements, elle se baigna un long moment. L’eau en s’écoulant entraîna le sable. Chử Đồng Tử alors apparut comme s’il sortait de terre. La princesse, d’abord effrayée, fut par la suite rassurée. Elle lui demanda la cause de sa présence. Chử Đồng Tử lui raconta sa vie misérable et l’histoire de son père.

Persuadée que le Ciel lui avait envoyé le jeune homme pour être son époux, la princesse ordonna qu’on lui apporta des vêtements. Celui-ci se lava et s’abilla. Un joyeux festin fut préparé en l’honneur de leur rencontre.

On informa le Roi Hùng Vương de cet évènement. Il se fâcha et demanda à sa fille de venir le voir. Tiên Dung n’osa pas retourner au palais et s’enfuit avec son mari. Tous deux se mirent en route pour trouver un asile dans une région voisine.

En chemin, un jour, ils arrivèrent au pied d’une montagne appelée Quỳnh Lăng. Ils aperçurent au sommet une petite pagode. Ils y montèrent pour contempler le paysage et y rencontrèrent un bonze qui lui promit de leur transmettre la Loi du Tao (Đạo), Chử Đồng Tử accepta et ils se mirent à l’étude de la religion. Au bout d’un an, Chử Đồng Tử demanda à son maître de rentrer chez lui. Le bonze lui donna un bâton et un chapeau coonique en lui précisant que c’était là deux objets magiques.

Après un long voyage, une nuit, ne pouvant trouver un refuge sur la route, Chử Đồng Tử et sa femme décidèrent de se reposer en plein air. Chử Đồng Tử planta son bâton au bout duquel il posa son chapeau cônique. Le lendemain matin, de très bonne heure, les deux époux se trouvaient au milieu d’un palais splendide.

Ce miracle fut rapporté au roi Hùng Vương qui décida d’envoyer une armée pour faire arrêter Chử Đồng Tử et sa fille. Arrivées devant ce palais miraculeux, les troupes se reposèrent car il était tart dans la nuit.

A minuit une grande tempête s’éleva et d’un seul coup, le vent emporta toute la Cité dans le Ciel. Le lendemain, on n’y vit qu’un banc de sable qui fut appelé Tự Nhiên (au village de Tự Nhiên, district de Khoái Châu, province de Hưng Yên), entouré de marécages qu’on appelle Dạ Trạch (marécages d’une nuit). Ils s'envolèrent vers les cieux et devinrent des saints.

La fête du temple de Chử Đồng Tử

De cette légende, il reste aujourd’hui un énorme marais aux eaux limpides, appelé Đầm Dạ Trạch - “marais d’une nuit”, en français -, pour rappeler cette disparition, en une nuit, du couple Chử Đồng Tử et Tiên Dung. De fil en aiguille, la légende de Chu Dong Tu et Tien Dung s’est transmise de génération en génération, devenant l’une des plus belles histoires d’amour du folklore vietnamien. Chử Đồng Tử symbolise l’amour. Pour vénérer ce génie, les habitants de cette commune ont fondé un temple. Chaque année, on organise une fête avec de nombreuses activités festives traditionnelles pour prier une vie prospère et heureuse au 15e jour du 2e mois lunaire. Pour les jeunes vietnamiens, le temple dédié au couple Chử Đồng Tử et Tiên Dung est le temple de l’amour par excellence. Ils y vont donc prier les divinités de les aider à rencontrer l’élu de leur coeur. Pour les étrangers, ce couple légendaire est une sorte de Saint Valentin oriental. La fête de Chu Dong Tu-Tien Dung fait revivre une histoire d’amour, redonnant de l’espoir à tous ceux qui aspirent à un amour vrai et éternel surmontant tout cliché, toute barrière sociale. La fête qui leur est dédiée attire chaque année des foules nombreuses.

Selon la légende, le saint Chu apparaît partout sur la terre pour sauver le monde, apprendre à l’homme le commerce, la pêche, l’élevage des vers à soie et le tissage. En sa mémoire et pour le vénérer, les habitants de la commune de Da Trach, district de Khoai Châu, province de Hung Yên, fondèrent un temple. Chaque année, vers le 15e jour du 2e mois lunaire, ils organisent une fête pour prier une vie prospère et heureuse. De nombreuses activités festives traditionnelles se déroulent telles que danse du dragon, chants, jeu d'échecs humains...

Nguyen Thuy (présenter)

(Selon le document de l’EFEO)

Musée National d'Histoire du Vietnam

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L’époque des grandes sépultures kofun (IIIe-VIIe siècles)

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  • 06/07/2015 10:38
  • 1603

De la fin du IIIe siècle, ou début IVe siècle jusqu’au VIIe siècle, l’on voit s’élever dans tout l’Archipel d’imposants kofun (ou “tumulus ancien”). Extrêmement divers dans leurs formes et leurs dimensions, ces tombeaux présentent tous la caractéristique d’être architecturés et de reproduire extérieurement la forme caractéristique dite en “trou de serrure”. Certains occupent plusieurs hectares, le tumulus pouvant parfois s’étendre sur 480 mètres, et être encerclé d’un fossé. La période de l’histoire japonaise symbolisée par ces structures gigantesques est aussi celle qui vit la formation de l’ancien Etat japonais.