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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

26/08/2020 15:54 424
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Essentielle dans des domaines tel que l'archéologie et les géosciences, la datation au radiocarbone est désormais plus précise grâce au travail d’une équipe internationale étalé sur plus de sept ans. Trois nouvelles courbes de datation ont été créées, adaptées chacune à une zone spécifique de l'objet étudié.


Wilfried Rosendahl, directeur de l'archéologie et des cultures mondiales aux musées Reiss-Engelhorn, tient le crâne d'un lion des cavernes dans le laboratoire de datation du Centre d'archéométrie Curt Engelhorn.

Développée il y a 71 ans, la datation au radiocarbone est l'une des techniques les plus connues pour évaluer l'âge des objets historiques. Des os aux restes de plantes, tout élément peut être daté de manière absolue, à condition que son âge n'excède pas les 55.000 ans.

Une question de rapport isotopique

La technique repose sur deux isotopes du carbone : le 12C (l'isotope stable) et le 14C (radioactif). Lorsqu'une plante ou un animal est vivant, il absorbe le carbone de son environnement. Son rapport isotopique (le rapport entre le 12C et le 14C) est alors le même que celui de l'atmosphère.

Lorsque l'organisme meurt, il n'absorbe plus de nouveau carbone. Au cours du temps, le 12C qu'il contient reste stable, mais le 14C radioactif se désintègre à un rythme exponentiel: le rapport isotopique change donc, et permet d'estimer la date du décès de l'organisme.

Cette méthode est d'autant plus complexe que le niveau de 14C de l'atmosphère a largement fluctué au cours de l'histoire. Des courbes d'étalonnage sont alors nécessaires pour dater précisément les objets étudiés : ces graphiques prennent en effet en compte la variation de 14C au cours du temps pour les transformer en âge absolu.

De nouvelles courbes basées sur 15.000 échantillons

Dans un communiqué publié ce mercredi 12 août 2020, une équipe constituée de plusieurs universités du Royaume-Uni (Sheffield, Belfast, Bristol, Glasgow, Oxford, St Andrews et Historic England) explique avoir rendu la datation au carbone plus précise grâce à une méta-analyse effectuée sur sept ans.

https://www.sciencesetavenir.fr/

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