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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

09/08/2021 19:20 225
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Autorités et experts travaillent d'arrache-pied pour que le complexe de monuments et de paysages de Yên Tu, situé à cheval sur les provinces de Quang Ninh, Bac Giang et Hai Duong (Nord), soit inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.


Le monastère zen Trúc Lâm de Yên Tu, dans le complexe de monuments et de paysages de Yên Tu, à Quang Ninh (Nord).

La région de Yên Tu est connue tant pour ses paysages grandioses que pour son patrimoine à la fois historique, culturel et religieux. Le point d’orgue est le mont éponyme, culminant à 1.068 m d’altitude, qui dispose de plusieurs appellations comme Tuong Son (montagne d’éléphant), Bach Vân (nuage blanc) ou encore Phù Vân Son (montagne de nuage flottant), toutes insistant sur l’aspect poétique de l’endroit.

Forte valeur historique et culturelle

Le site de Yên Tu, à l’intersection des trois provinces septentrionales de Quang Ninh, Bac Giang et Hai Duong, est considéré comme le berceau du bouddhisme vietnamien et à ce titre figure dans la liste des lieux sacrés, attirant chaque année de nombreux pèlerins.

L’histoire du lieu est étroitement liée à la renommée du roi Trân Nhân Tông (1258-1308), de son vrai nom Trân Khâm, qui fut de 1278 à 1293 le 3e roi de la dynastie des Trân (1225-1400).

Intronisé à l’âge de 20 ans, il dirigea ensuite la résistance nationale contre les 2e et 3e invasions mongoles respectivement en 1285 et 1287 et en sortit victorieux. En 1293, il abdiqua en faveur de son fils aîné, Trân Anh Tông, pour se retirer sur le mont Yên Tu où il fonda le bouddhisme zen Trúc Lâm (Forêt de bambou).

Trân Nhân Tông fut le créateur et le premier maître de cette école bouddhique, même si ses successeurs, Pháp Loa et Huyên Quang, sont aussi considérés comme créateurs et, à ce titre, les trois sont tous surnommés "Trúc Lâm Tam Tô" (Trois créateurs de l’école zen Trúc Lâm).

Yên Tu connut alors un  développement florissant en matière spirituelle et d’enseignement aux XIIIe et XIVe siècles. À l’époque, un grand nombre d’ouvrages architecturaux furent construits, comme des pagodes, statues, stèles, tour et  autres tombes. Ce patrimoine reflète la richesse mais aussi les progrès en termes d’architecture, de beaux-arts et de sculpture de l’époque.

C’est pour cette valeur inestimable en matière historique et culturelle que les provinces de Quang Ninh, Bac Giang et Hai Duong élaborent actuellement un dossier pour soumettre une candidature à l’UNESCO en vue d’une reconnaissance de Yên Tu en tant que patrimoine mondial. En cas de succès, il deviendra le premier site présent dans trois provinces différentes inscrit au patrimoine mondial. 

D’après le Pr. associé et Dr. Dang Van Bài, vice-président du Conseil national du patrimoine, l’élaboration du dossier exige la participation de nombreux experts de différents domaines. "Il faut rassembler des spécialistes bien expérimentés dans l’élaboration de ce type de dossier, comme ceux qui ont déjà travaillé sur la candidature de la Cité impériale de Thang Long à Hanoï, du complexe paysager de Tràng An à Ninh Binh (Nord) ou de la Citadelle de la dynastie des Hô à Thanh Hoa (Centre)", informe-t-il.

Pour réaliser le dossier sur Yên Tu, il ont dû consulter archéologues, spécialistes en hán nôm (écriture sino-vietnamienne) et experts en géologie comme le Pr. associé et Dr. Tông Trung Tin, président de l’Association d’archéologie du Vietnam, ou le Pr. associé et Dr. Trân Tân Van, directeur de l’Institut des sciences géologiques et des produits minéraux. "Il s’agit d’un dossier complexe intersectoriel et interprovincial", souligne M. Bài.

Quoi mettre en avant ?

 

La pagode Ngoa Vân, dans la zone des sites historiques de la dynastie des Trân, à Quang Ninh.

Selon le Pr. associé et Dr. Chu Van Tuân, directeur de l’Institut des religions, "l’idéologie du Roi-Bouddha Trân Nhân Tông est le sujet le plus important et, à ce titre, elle doit être valorisée en priorité dans ce dossier".
Aux yeux de la Dr. Lê Thi Minh Ly, vice-présidente du Conseil national du patrimoine culturel, Yên Tu doit être vue de manière plus globale, comme par exemple la tradition culturelle de nombreuses générations. Dans ce cas, "il faudrait élargir le propos et identifier l’évolution des us et coutumes à travers le temps, afin de les valoriser au maximum", suggère-t-elle.

Pour le Pr. associé et Dr. Trân Tân Van, "le dossier doit aussi prendre en compte la valeur géologique du site, en vue d’une description générale des conditions géographiques et naturelles sur lesquelles se sont basées la culture et l’histoire"


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